Avec 43,43 % des voix, le candidat de l’Union des droites pour la République (UDR), soutenu notamment par le Rassemblement national, devance nettement le maire sortant Christian Estrosi, qui recueille 30,92 % des suffrages. Cette avance d’environ douze points ouvre la perspective d’un changement politique majeur à Nice, ville dirigée par Christian Estrosi depuis 2008.
Une rivalité politique devenue personnelle
La campagne a opposé deux figures historiques de la droite azuréenne. Longtemps alliés au sein de la même famille politique, Éric Ciotti et Christian Estrosi se sont progressivement éloignés, jusqu’à devenir adversaires directs. Eric Ciotti, ancien membre des Républicains, a rompu avec son parti et s’est rapproché de la droite radicale, tandis qu’Estrosi s’est repositionné au centre droit en rejoignant le parti Horizons. Cette rupture politique s’est transformée en une rivalité personnelle très visible durant la campagne municipale.
Une gauche présente mais distancée
Derrière les deux principaux candidats, la gauche arrive loin derrière. La liste menée par Juliette Chesnel-Le Roux, soutenue par les écologistes et la gauche, obtient environ 12 % des voix, tandis que d’autres listes progressistes restent en dessous. Ces résultats confirment la forte polarisation du scrutin autour de l’affrontement Ciotti-Estrosi, qui domine la vie politique niçoise depuis plusieurs années.
Un second tour décisif
Le second tour, prévu le 22 mars 2026, s’annonce déterminant. Plusieurs scénarios restent possibles : maintien de plusieurs listes, fusion entre formations politiques, ou constitution d’un « front républicain » pour barrer la route à Ciotti. À l’échelle nationale, ce scrutin est également observé comme un test politique avant l’élection présidentielle de 2027, la progression de la droite radicale dans plusieurs villes du sud de la France étant particulièrement surveillée.













