Les conditions météorologiques hivernales, marquées par la neige et le froid dans l’arrière-pays niçois, ont contraint les organisateurs à modifier profondément l’une des étapes clés de l’épreuve.
Une étape de montagne fortement raccourcie
La 7ᵉ étape, initialement prévue entre Nice et la station d’Auron, devait être la grande étape de montagne de l’édition 2026. Longue à l’origine de près de 140 km, elle devait se conclure par une arrivée au sommet à 1 600 m d’altitude, un moment décisif pour le classement général. Mais les prévisions météorologiques ont rapidement bouleversé ces plans. Les organisateurs ont annoncé que les fortes chutes de neige en altitude rendaient l’arrivée à Auron « inconcevable » pour des raisons de sécurité. La limite pluie-neige se situait autour de 1 100 m et près de 15 cm de neige étaient attendus sur la station. Face à ces conditions extrêmes, l’étape a d’abord été raccourcie puis drastiquement réduite à seulement 47 km, avec une arrivée déplacée à Isola-Village, à plus basse altitude.
Des routes enneigées et des conditions difficiles
Le peloton a évolué dans des conditions particulièrement éprouvantes : routes bordées de neige, températures proches de zéro et pluie persistante dans certaines portions. Les organisateurs ont pris la décision, en concertation avec les équipes et les autorités locales, de modifier le parcours afin d’éviter les descentes dangereuses et les zones les plus exposées. Malgré ces difficultés, la course a pu se dérouler. L’étape a finalement été remportée par le Français Dorian Godon, qui s’est imposé au sprint dans un final nerveux après un travail collectif de son équipe.
Le classement général peu bouleversé
La réduction du parcours a toutefois limité les écarts entre les favoris. Le Danois Jonas Vingegaard a conservé la tête du classement général, profitant d’une étape moins décisive que prévu pour les grimpeurs. Le dénouement de la course s’est donc joué lors de la dernière étape autour de Nice, traditionnelle boucle finale de Paris-Nice.
Une édition marquée par la météo
Les perturbations météorologiques ne sont pas rares sur Paris-Nice, notamment lors des étapes alpines. L’édition 2026 restera toutefois marquée par cette étape de montagne réduite à l’une des plus courtes de l’histoire de la course, illustrant la difficulté d’organiser une épreuve cycliste au cœur de conditions hivernales imprévisibles.
La Rédaction













