FESTIVAL DU PEU : Un arbre aux chaussures ou un arbre à bonbons?

C’est vendredi 28 juin 2019 qu’aura lieu l’inauguration du 17ème Festival du Peu de Bonson sur le thème « un Peu de Gourmandise ».

Ce Festival d’Art contemporain qui voit défiler des artistes de renommée internationale est né en 2003 de la rencontre entre l’artiste Jean Mas, l’un des piliers de l’École de Nice, et Jean-Marie Audoli, maire de Bonson, qui concrétisent ensemble l’idée d’un Festival où chaque habitant du village, inspiré par les artistes exposés, créerait son œuvre.

« Faire participer les enfants de la commune »

C’est dans ce contexte qu’est intervenue cette année Marie-Lise Conti dont certaines de ses œuvres d’Art postal exposées l’année dernière avaient ravi les enfants : une bottine et un escarpin sublimés avec des bonbons que même Karl Lagerfeld n’aurait pas reniés. Mettant de côté l’Art postal pour chausser l’Art conceptuel, Marie-Lise Conti a proposé à l’association « Festival du Peu » de créer un arbre à chaussures « gourmand » faisant participer à cette expérience artistique les enfants de Bonson. « En tant qu’artiste exposante l’année dernière, je me suis sentie à Bonson comme une petite princesse, reconnue, portée, choyée, gâtée. J’ai adoré l’enthousiasme, la générosité, l’implication de tous, d’Antoinette et Jean-Marie Audoli, de Jean Mas, de Frédérik Brandi jusqu’à l’ensemble de tous les bénévoles et participants de ce Festival. C’est ce lien que j’ai voulu prolonger, cette ambiance extraordinaire que j’ai voulue retrouver en proposant ce projet ».

62 « œuvres » suspendues sur le marronnier de la place

Mise en relation avec Noémi du centre de loisirs et les professeures des écoles, Estelle et Sophie, toutes intéressées par cette démarche créative, Marie-Lise Conti a animé des ateliers où les enfants et même les  mamans se sont pris au jeu de transformer les chaussures qu’ils avaient apportées en œuvres gourmandes en les décorant de bonbons. Il ne lui restait plus alors qu’à mettre chacune des 62 « œuvres » individuelles dans des écrins de papier cristal et à les suspendre dans le marronnier de la place de la mairie où comme dans un mobile, chaque « bonbon » tourbillonne délicieusement au moindre souffle de vent. « J’avais des ancêtres singes » dit Marie-Lise grimpée pieds nus dans l’arbre pour réaliser son installation. A entendre les commentaires des passants lors de celle-ci, nous ne doutons pas que cette réalisation suscite le plaisir et la gourmandise. Marie-Lise tient cependant à rappeler à ceux qui seraient tentés que les bonbons exposés ne sont pas comestibles.

P.G.

Infos : 04 93 08 58 39 ou www.festivaldupeu.org