Accueil À la Une ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 2ème Tour – ALPES-MARITIMES • La Droite redistribuée…

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 2ème Tour – ALPES-MARITIMES • La Droite redistribuée…

Il s’est passé quelque chose le soir du dimanche 15 mars dans les Alpes-Maritimes et cela ressemble bien à un séisme politique que certains dont nous étions, avaient pressentis.

0
© AFP - Frederic DIDES

Les Alpes-Maritimes, terre de droite par excellence, ont encore un peu plus marqué leur différences avec le reste de la France en laissant la gauche exsangue un peu partout et notamment à Nice.

12 points d’avance pour Éric Ciotti…

Ici, pas de LFI en position d’arbitre ou de faire du chantage à Pierre, Paul ou Jacques… Le « souci » était plutôt de savoir qui les électeurs choisiraient entre un centre droit mou ou une droite qui assume ses idées, ses projets et ses programmes. Bien sûr, l’épicentre était la capitale azuréenne, la ville de Nice où le combat au 1er tour a fait rage entre un maire-sortant, Christian Estrosi, qui a semblé au fil des jours et jusqu’au soir du 1er tour, de plus en plus tendu, crispé, violent avec des propos incohérents si excessifs qu’ils semblaient insignifiants, et un Éric Ciotti plus détendu, calme et précis dans ses explications. Il faut dire qu’avec plus de 12 points d’avance pour Eric Ciotti, 43,43% contre 30,92%, soit 15 060 voix de plus, il a laminé le maire-sortant. Tain rouge, yeux mauvais, paroles ineptes (« La bataille de France », « il va y avoir du sang dans les rues »…), Christian Estrosi est apparu dans un état second, pas naturel. Est-ce la défaite au 1er tour de son fidèle lieutenant de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre, qui après 30 ans de pouvoir municipal a perdu face au candidat RN, député de sa circonscription, Bryan Masson, qui l’a ébranlé si violemment ? On est en droit de le penser… Il faut dire que la campagne d’Éric Ciotti a été tout le contraire de celle de son rival devenu centriste… Pas d’attaques personnelles, pas d’affaires fumeuses comme la tête de cochon, pas de déclarations à l’emporte-pièce de colistiers en mal de notoriété (N’est-ce pas Pierre-Paul Léonelli ?), juste des projets nécessaires, des hommes de qualité, des paroles justes… Dans ces conditions, l’issue ne laissait guère de doutes, Eric Ciotti était largement au-dessus de la mêlée. Il n’y aura pas de débat, Eric Ciotti l’ayant refusé, ce qui semble normal au vu du piètre spectacle des deux débats du 1er tour…

Une triangulaire avec la gauche fréquentable…

A gauche, surtout du côté de l’extrême gauche de la liste conduite par Mireille Damiano, on a longtemps espéré une fusion avec celle de la gauche unie (Ecologistes/PS/PCF) de Juliette Chesnel-Le Roux qui n’est jamais arrivée bien que des discussions aient eu lieu. Il faut dire que Mme Chesnel-Le Roux a été particulièrement digne durant cette campagne et qu’elle avait d’emblée exclu tout retrait pour laisser la place libre à Christian Estrosi. Elle a tenu sa promesse contrairement à ses prédécesseurs aux élections régionales comme Laurent Félizia (en 2021) ou Christophe Castaner (en 2015). L’extrême gauche raciste, antisémite n’est pas passée dans les Alpes-Maritimes. Au contraire la Droite que représente le RN et l’UDR a enregistré des résultats probants qui augure un avenir serein si les LR sincères se rallient à cette Union des Droites. Pourquoi cela serait impossible ? A gauche, le PS s’est renié en fusionnant dans de nombreuses villes avec LFI. Le patron des LR, Bruno Retailleau le souhaite aussi. Il n’a pas donné son soutien à Christian Estrosi, le vice-président d’Horizons, un parti proche du pouvoir macroniste, pour le second tour. Et si ce qui s’est passé à Nice faisait tache d’huile à l’avenir ? La présence du président du Conseil Départemental, Charles Ange Ginésy, le soir du 15 mars sur la tribune aux côtés d’Éric Ciotti prouve bien que « l’extrême droite » a vécu. Le RN et l’UDR ne sont pas « d’extrême droite » à l’inverse de LFI qui sont bien d’extrême gauche.

L’UDR, le RN et les LR demain ensemble ?

Il est certain que l’élection au 1er tour de Bryan Masson (RN) à Cagnes-sur-Mer avec une liste citoyenne de tout horizon avec 50,2%, a marqué les esprits. Il faut souligner la parole impeccable de Louis Nègre comme de Bryan Masson qui ont été d’un respect exemplaire, l’un par rapport à l’autre après les résultats. La politique ne doit pas devenir la guerre et le vote des électeurs doit être respecté. Il reste des combats à mener à Menton, à Saint Laurent-du-Var, à Carros, à Vence, à Peymeinade, et bien sûr à Nice mais partout la Droite progresse. Les Alpes-Maritimes pourraient devenir le laboratoire de ce qui pourrait se passer sur le plan national. Les postures idiotes et imbéciles comme celles du président du sénat, Gérard Larcher, doivent être désormais faire partie du passé. Lorsqu’à St Denis, une liste LFI arrive à la mairie en brandissant le drapeau palestinien au sein même de la salle du conseil, il faut réagir avant qu’il ne soit trop s’il est encore possible de le faire dans certains territoires perdus de la République. Nice doit se préserver de cette évolution comme tous les Alpes-Maritimes et au-delà la France. C’est cela « la bataille de France » M. Estrosi, pas, celle que vous menez contre Eric Ciotti… Dès lors, tout se jouera au Département lors de la prochaine plénière puis aux Sénatoriales en septembre. Ce qui s’est déroulé le dimanche 15 mars n’est qu’une préfiguration de ce qui se prépare pour l’élection présidentielle de 2027… Il y aura le « Front antifasciste » de l’extrême gauche contre la Droite populaire et patriotique de l’autre côté. A vous de choisir… en votre âme et conscience…

Pascal Gaymard

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci de poster votre commentaire
Merci d'entrer votre nom içi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.