« La folie n’a pas de frontières »

L’humoriste Jonathan Lambert sera sur la scène du théâtre anthéa, les 17 et 18 avril 2018, pour interpréter son spectacle Looking For Kim.

L’Antibois : Pourquoi avoir choisi d’aborder dans votre spectacle « Looking for Kim » ce thème inédit des dictateurs?

Jonathan Lambert : Je m’y suis intéressé il y a trois ans maintenant quand je jouais sur scène Perruques. J’ai eu l’envie de me pencher sur le comportement de ces dictateurs qui selon moi ressemblent aux comiques adeptes des one-man-show. Il y a pas mal de similarités entre les deux univers, comme le choix du look, de faire face, seul sur une scène, à un public. Bien sûr, la finalité n’est pas la même !

LA : Comment avez-vous travaillé sur le sujet pour préparer votre one-man-show?

JL : Je me suis beaucoup documenté sur de nombreux dictateurs (Staline, Hitler, Saddam Hussein, Fidel Castro, Néron, Jean-Bel Bokassa, Pol-Pot) à travers plusieurs livres. J’ai pris beaucoup de notes au cours de ces recherches. Je me suis parfois « tapé » un livre de 300 pages pour juste dénicher l’anecdote qui va paraître secondaire à un historien mais, qui, moi, va m’intéresser sur son côté inédit.

 LA : Qu’avez-vous retenu de ces dictateurs ?

LA : Que la folie n’a pas de frontières. On retrouve des dictateurs aux quatre coins du globe. Dictateur, c’est un concept Black, blanc, beur. Il existe de nombreux parcours différents dans l’univers des dictateurs, comme leur accession au pouvoir, leur manière. Beaucoup de spectateurs viennent d’ailleurs me voir à la fin du show pour souligner qu’elles avaient appris des choses. On réapprend l’histoire en s’amusant même si cela ne se veut pas une leçon d’histoire.

LA : Votre spectacle, entamé en 2016, a t-il évolué au fil des représentations ?

JL : Non, il reste fidèle à l’écriture du départ. C’est un spectacle intemporel sauf sur certains aspects. Au début du spectacle, je parlais, par exemple, de Fidèle Castro au présent. Aujourd’hui, je ne peux plus ! J’ai aussi apporté quelques modifications sur Kim Jong-un selon l’actualité.

 LA : Outre ce spectacle Looking for Kim, quelle sera votre actualité médiatique dans les prochaines semaines ?

JL : Je n’ai pas la date, ni le titre encore choisi mais France 2 doit bientôt diffuser un téléfilm dans lequel j’ai joué. Sinon, à la rentrée, en septembre 2018, je serai sur scène au théâtre avec une nouvelle pièce.

 LA : Vous allez jouer sur la scène d’Anthéa les 17 et 18 avril 2018. Le public du Sud réagit-il différemment à votre humour ?

JL : Je me méfie beaucoup de ces idées préconçues. Pour moi, le public est le même que je joue aux quatre coins de France. Je prends les spectacles les uns après les autres sans me soucier où je suis. Hier, j’étais en Bretagne à Locminé, deux jours avant à Grenoble, je n’ai pas eu le sentiment que le rire breton était différent du grenoblois.

LA : Etes-vous sujet au trac avant de monter sur une scène de théâtre ?

JL : Oui bien sûr, je l’ai toujours. Il vient tout seul ! Et l’habitude, l’expérience ne changent rien. C’est toujours impressionnant de se retrouver face au public mais une fois sur scène.

LA : Eprouvez-vous une certaine nostalgie vis à vis d’un des vos personnages que vous avez interprété dans vos différentes émissions ?

JL : Non, pas du tout. Je ne suis pas quelqu’un de nostalgique. Attention, cela ne veut pas dire que je ne suis pas fier de tout ce que j’ai fait, surtout que j’ai toujours réalisé ce que j’aimais. J’étais libre d’écrire ce que je voulais.

LA : Quels sont les artistes qui vous séduisent aujourd’hui ?

JL : Il y en a beaucoup. Je suis très généraliste comme spectateur. Quand j’étais jeune, mon père m’emmenait voir à la fois les spectacles de Raymond Devos et Django Edwards. Je ne suis pas bloqué sur un genre. Ce que je recherche avant tout, c’est une personnalité originale qui va vous amener dans son univers.