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ÉLECTIONS MUNICIPALES  2026 – NICE • Éric Ciotti : le gagnant des débats… et des élections ?

Incisif, précis, combatif, Eric Ciotti est sans aucun doute le grand gagnant des débats (BFM ou France 3) des élections municipales à Nice devant un maire sortant, très souvent sur la défensive, trop souvent évasif, et jouant de la corde sensible pour s’en sortir quand la situation devenait trop tendue pour lui.

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Paris, France, le 28 octobre 2022. Eric Ciotti, Député LR Les Républicains des Alpes Maritimes, candidat à la présidence de son parti. Photo : LP / Olivier Corsan

Quant aux deux challengers de gauche, l’Ecologiste-PS-PC, Juliette Chesnel-Le Roux, et l’extrême gauche-LFI, Mireille Damiano, elles ont eu beaucoup de mal à s’imposer face à la véhémence des propos des deux leaders, l’un de Droite, l’autre du Centre.

Un affrontement Ciotti/Estrosi, la gauche en spectateurs…

C’est une évidence aujourd’hui qu’Éric Ciotti propose une alternance crédible à la démagogie du maire sortant affirmant qu’il construira un Palais des Congrès (alors pourquoi avoir détruit l’Acropolis ?), et qu’il baissera les impôts (alors pourquoi les avoir augmenté ?) voire un nouveau TNN (alors pourquoi avoir détruit l’ancien ?). Pour le député azuréen, il faut tourner la page d’un « système » municipal accaparé par Estrosi, accusé de considérer la mairie comme sa propriété. « Ce sera aux Niçois de décider » a-t-il insisté tout en ayant toujours une attitude positive basée sur la sincérité et la fidélité à ses convictions, renvoyant dos-à-dos les procès en opportunisme ou en radicalisation dont ses adversaires l’accusent. Soutenu par Rassemblement national, le patron de l’UDR a bâti une liste de brillante personnalités, toutes compétentes dans leur domaine et qui, demain, seront à même de défendre l’intérêt général des Niçoises et des Niçois. Les candidates de gauche ont multiplié les mises en garde contre une « ville qui risque de passer à l’extrême droite », visant explicitement Eric Ciotti, qualifié d’« ultralibéral et xénophobe ». De ce fait, elles l’ont placé au centre du débat, contribuent à solidifier l’image de Ciotti comme chef de file d’une droite assumée, ce qui le servira dans un contexte où une partie de l’électorat exige plus de fermeté. Du coup, on se retrouve dans une triangulaire voire une quadrangulaire car les deux sondages ont eu les mêmes résultats : 40 à 41% pour Eric Ciotti qui est en tête devant 29 à 30% du maire sortant Horizons, Christian Estrosi, les 12 à 13% pour la candidate EELV-PS-PC, et 10 à 11% pour l’extrême gauche-LFI représentée par Mireille Damiano.

Vers une alternance avec Ciotti ?

Devant les attaques, Christian Estrosi a essayé d’orienter les débats sur le plan émotionnel, interpellant Eric Ciotti sur leur relation passée et déplorant une campagne marquée par les attaques personnelles voire des « manipulations », et sur le sujet, il n’a pas de leçons à donner aux autres… Cette stratégie de défense l’a éloigné des préoccupations très concrètes des Niçoises et des Niçois autour du coût de la vie, des logements, ou de la pauvreté, autant de sujets sur lesquels Eric Ciotti est apparu plus offensif, persuasif et surtout plus dans la proposition. En martelant que « la mairie ne vous appartient pas » et en s’attaquant au fonctionnement du pouvoir municipal, il a su exploiter le ressentiment de ceux qui ne se reconnaissent plus dans une équipe en place depuis trop longtemps, Estrosi sollicitant un 4ème mandat soit 18 ans au pouvoir… Le maire sortant a semblé toujours vouloir se justifier face à son adversaire de droite qui incarne le désir de changement d’une partie de la population niçoise. Eric Ciotti s’est affirmé comme le meilleur candidat pour négocier avec les collectivités locales et l’Etat. Il a proposé un projet structuré pour la ville avec cette mesure phare de revenir sur l’augmentation de la taxe foncière qui plombe le pouvoir d’achat des Niçoises et des Niçois. Il est apparu comme un successeur crédible et même si les urnes restent seules juges, ces débats ont confirmé qu’à Nice, l’alternance est réellement possible.

Pascal Gaymard

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