CULTURE : Le jazz azuréen endeuillé

La mort du contrebassiste et compositeur Marc Peillon à l’âge de 61 ans a plongé le monde du jazz azuréen dans une profonde tristesse.

Déjà une semaine que les amoureux de jazz pleurent la disparition de Marc Peillon, cette figure azuréenne du monde de la culture. L’artiste est décédé brutalement le 17 mai 2020 à l’âge de 61 ans. Marc Peillon n’était pas seulement un joueur de jazz mais créait, organisait de manière régulière des événements de jazz dans la région. Le Saint Jazz Cap Ferrat, le Jazz Entrevous, le Cap Jazz à Cap d’Ail. C’était lui ! A Saint-Jean Cap Ferrat où il avait aussi lancé le Saint-Jazz Club, (c’est d’ailleurs sur la scène de la salle Charlie Chaplin, théâtre des rendez-vous du Saint-Jazz Club qu’il s’est produit le 14 février 2020, aux côtés de Peggy Polito, pour la dernière fois) l’émotion était vive à l’annonce de son décès: « C’est avec une infinie tristesse que nous venons d’apprendre le décès soudain de notre ami Marc Peillon, amoureux de la musique et du Jazz, directeur artistique emblématique du Festival de Jazz de Saint-Jean, contrebassiste de talent, professeur et directeur-adjoint du conservatoire de musique intercommunal de Beaulieu-sur-Mer. Nous adressons à ses proches, à sa famille, à ses amis musiciens et à ses collaborateurs du conservatoire nos sincères condoléances. Que Marc puisse reposer en paix au paradis des musiciens, aux côtés de Manu Dibango notamment ».

Marc Peillon s’investissait à fond dans son métier ; il était le directeur adjoint du conservatoire intercommunal du SIVOM de Villefranche-sur-Mer et professeur de basse et de contrebasse au Conservatoire d’Antibes. Ses élèves appréciaient son tempérament. Pour eux, il venait d’ailleurs de créer un concours de chant pour les jeunes de la région avec André Manoukian dans le rôle du parrain.