Par Pascal Gaymard – Photos Dominique Maurel
Samedi 16 Mai 2026 : Guillaume Canet crée l’événement !
Chaque jour, le Festival fait la part belle à un thème récurrent de la journée. C’est subtil, il faut savoir le déceler… Thierry Frémeaux nous laisse toujours des indices, pratiquant le Trobar Clar avec excellence… En ce samedi, c’est le Destin qui nous donne rendez-vous soit avec son devenir, soit son avenir, soit sa fiction ou encore soit avec sa mort…
KARMA : Le « cadeau » de Guillaume Canet à Marion Cotillard…


Comment un tel film se retrouve-t-il Hors Compétition ? Qui peut prendre une telle décision ? Qui n’a pas vu la belle histoire tant scénaristique que réelle de ce KARMA écrit, réalisé, dirigé par Guillaume Canet pour sa désormais ex-femme, l’actrice oscarisée, Marion Cotillard ? Il l’a redit en conférence de presse, c’est son « cadeau » pour elle. Comme quoi, même séparés, on peut continuer à vivre sans forcément accuser l’autre de tous les maux de la terre… Cette histoire de femme prise en otage par une communauté religieuse qui se veut ouverte, est prenante du début jusqu’à la fin, avec des climax remarquables et un suspense réussi. Un grand film assurément qui confirme aussi les talents d’un Denis Ménochet (AS BESTAS) dans le rôle du méchant ou encore d’un Leonardo Sbaraglia (LES NOUVEAUX SAUVAGES) dans celui du gentil.
MEMOIRE DE FILLE : Judith Godrèche/Annie Ernaux : vive le wokisme
Comment Judith Godrèche et Annie Ernaux ne pouvaient-elles ne pas s’entendre ? Elle le dit elle-même : « Le regard d’Annie sur le monde, sur la domination masculine, sur le désir d’appartenir à un groupe peut pousser une jeune fille à s’humilier ». Sauf, que rien ne l’oblige… Le wokisme a érigé l’homme blanc hétérosexuel en une espèce de monstre ordinaire qui ne serait qu’obséder par l’idée du viol… Et bien NON ! Cela en devient tellement ridicule dans l’histoire de MÉMOIRE DE FILLE que cela confère à un masochisme quasi-assumé, qui plaît tant aux pervers narcissiques… Pour camper cette adolescente qui devient le temps d’un été, monitrice de colonie de vacances, Judith Godrèche a choisi sa propre fille, Tess Barthélemy qui lui ressemble tant… Le scénario a des reflets du propre destin de la réalisatrice, en quête d’amour perpétuel. Pour l’héroïne, il faut à tout pris perdre sa virginité et qu’importe son amour propre, mieux vaut s’abaisser pour exister dans le regard de l’autre. Le Deuxième sexe n’a pas fini de faire des ravages dans l’esprit des jeunes filles…
SHEEP IN THE BOX : L’Enfant IA de Hirokazu


Avec le maître Japonais, Hirokazu Kore-eda, est de retour à Cannes avec SHEEP IN THE BOX soit un couple, inconsolable après la perte d’un enfant et qui décide de faire appel à un clone issu de l’IA. C’est plat, sans émotion, trop clair, et finalement inintéressant… Pourtant tout est là. Kakeru, 7 ans, est un charmant enfant qui a monté les Marches en après-midi, le jour même de son anniversaire… Cela se veut une énième version du Petit Prince mais futuriste. Mais s’il commence à réfléchir et à s’émanciper, que se passe-t-il ?
PAPER TIGER : James Gray récidive et plaît…
Il a été le dernier invité de la Compétition officielle, James Gray, est de retour sur la Croisette avec PAPER TIGER, une histoire de deux frères fusionnels, qui décident de travailler avec la mafia russe. Pas forcément le bon choix surtout quand l’un des deux, décide de se rendre avec ses enfants sur le port pur les prévenir un possible danger électrique… C’est efficace, bien dirigé, excellement monté mais le scénario est quelque peu classique. Pur l’instant, au vu des palmes du Film français, c’est le favori… Pas le nôtre même si Adam Driver est toujours aussi charismatique…












