POLITIQUE-Éric Zemmour se lance…

Qui pouvait croire qu’Éric Zemmour n’allait pas être candidat à l’élection présidentielle ? Sans doute personne eu égard aux sondages qui l’avait placé devant Marine Le Pen au 1er tour…

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Il l’a fait à sa manière, en hommage au Général De Gaulle et à son appel du 18 juin, devant un micro à l’ancienne, la bibliothèque en toile de fond, le ton, les références aussi à l’Histoire de France qui lui est chère.

Déclaration de candidature à la De Gaulle

Il l’a dit, la décision n’était pas facile à prendre, mais le train de la Présidentielle ne passe pas tous les jours, Éric Zemmour le sait. Sa France, c’est celle de Jeanne D’Arc, de Louis XIV, de l’amour courtois des chevaliers et des gentes dames, des fables de La Fontaine, des personnages de Molière… « Vous ne reconnaissez plus votre pays, ce pays que vous cherchez partout, que vous chérissez et qui est en train de disparaître ? Vous n’avez pas quitté votre pays et c’est comme si votre pays vous avez quitté… » C’est toute « l’intelligentsia bien-pensante » qu’il passe en revue : « les puissants, les élites, les journalistes, les universitaires, les juges, les sociologues, les syndicalistes ». Il en a assez d’attendre l’homme politique providentiel qui tiendra ses promesses et qui dirigera le pays comme il le souhaite : « Je me suis longtemps contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de lanceur d’alerte. Je me disais : à chacun son rôle, à chacun son combat. Mais comme vous, je n’ai plus confiance, j’ai compris qu’aucun politicien n’aurait le courage de sauver le pays du destin tragique qui l’attendait. J’ai compris que tous ces prétendus compétents étaient surtout des impuissants… Il n’est plus temps de réformer la France mais de la sauver. C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle ». Et d’ajouter : « Au moins, je sais que ce que je dis je le ferai ».

Gilles Bouleau : « une interview de procureur »

Lors de son passage au JT de 20h sur TF1, Gilles Bouleau a fait le travail demandé. Il n’a cessé de renvoyer Éric Zemmour à ses affaires, condamnation pour incitation à la haine raciale, doigt d’honneur à Marseille à une femme qui voulait lui, semble-t-il, lui parler mais ne souhaitait que lui faire un doigt d’honneur. Geste auquel il a répondu « après une journée où je n’ai cessé d’être harcelé » … Et la réflexion du journaliste lui disant que s’il était président, il appuierait sur le bouton nucléaire… Le nouveau candidat a déploré sur le plateau « l’absence de question sur son programme » lui faisait dire après coup devant les caméras que « Gilles Bouleau n’a pas fait son travail de journaliste mais plutôt celui de procureur ». Le 5 décembre, à Villepinte, devant potentiellement 20 000 personnes, il aura le temps, là, de développer son programme. A lui de prouver à la France entière qu’il n’est pas la caricature que certains médias voudraient décrire. Aujourd’hui, les sondages placent Éric Zemmour avec 12 % en 4ème position derrière Emmanuel Macron (24-25 %), Marine Le Pen (19-21 %), Xavier Bertrand (si c’est lui qui sortira vainqueur de la « primaire » des Républicains) avec 13 %. La campagne ne fait que commencer et la route est encore longue jusqu’au 24 avril, 143 jours… avec un secret espoir pour ses détracteurs qu’il n’ait pas les 500 signatures, lui qui affirme en avoir déjà « entre 250 à 300 ».

Pascal Gaymard

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