La magie d’un lieu…

Après chaque Festival, une certaine nostalgie nous envahit à mesure que la fin approche. Se dire qu’il va falloir encore attendre une année pour revivre « ça », cette folie, cette liesse face à ces rencontres, films, débats autour du cinéma, le plus beau des Arts… Alors faisons un point sur ce que l’on a aimé et pas aimé durant ce 72ème Festival de Cannes…

Almodovar, Stallone, Ziyi, Favino… et tous les autres…
ON A AIME les rencontres avec Sylvester Stallone, immense star à la modestie égale à son talent signant des autographes à des journalistes conquis… Pedro Almodovar croisé par hasard (mais existe-t-il?) dans un ascenseur, et son film si intime qu’il en est impudique parfois, une palme d’or annoncée par tous et au final… Zhang Ziyi, sublime dans sa robe blanche pailletée assise sur un muret comme tout le monde, l’acteur Pierfrancesco Favino croisé dans un couloir, lui le héros du TRAITRE de Marco Bellocchio où il joue Tommaso Buscetta, l’un des véritables chocs de ce Festival, Jamel Debbouze à la sortie du restaurant officiel d’Agora… Mais aussi la folie de la Croisette à l’arrivée de Quentin Tarantino avec ses stars, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt qui auraient bien mérités un double prix d’interprétation, eux qui jouaient pour la première fois ensemble… L’ambiance avec tout le monde en smoking dès 9h du matin, ces filles marchant nues dans la rue, leurs chaussures de soirée à la main… La nouvelle terrasse des Journalistes avec une vue imprenable sur le port de Cannes… Les éclats de rire dans les salles de projection, l’ambiance passionnée et passionnelle… La soirée du maire de Cannes et de la fête qui a suivi, de ces mots aussi de David Lisnard, maire de Cannes, voulant toujours plus de glamour, d’originalité, de films difficiles, car c’est tout cela le Festival… La vérité du jeu des comédiens du PORTRAIT D’UNE JEUNE FILLE EN FEU, la sensualité des corps et les sourires des acteurs et actrices chez un Kechiche, le désir chez Almodovar ou Dolan, l’émotion d’un Lelouch après son très beau LES PLUS BELLES ANNÉES D’UNE VIE… Les propos des femmes de Papicha, notre Caméra d’Or à nous, un film pamphlet contre la montée de l’intégrisme islamique dans l’Algérie des années 90… Le personnel d’accueil des salles de presse ou du théâtre Debussy, leur gentillesse, leurs rires, eux qui sont si souvent la cible des mécontents…

Merci au personnel d’accueil et de sécurité…
ON N’A PAS AIME le Palmarès oubliant les plus beaux films du Festival, surtout DOULEUR & GLOIRE pour la Palme d’Or mais aussi la beauté de la reconstitution des années 60/70 chez Tarantino dans ONCE UPON A TIME…IN HOLLYWOOD, ou la force du TRAÎTRE de Marco Bellocchio, un chef d’œuvre… La pluie trop souvent omniprésente lors de cette édition… Les pommes confisquées à l’entrée du Grand Auditorium Lumière ou un flacon de parfum… Les gens qui râlent pour un rien car il faut sortir et entrer des salles, eh oui ! L’agressivité de certains confrères journalistes à l’entrée des salles vis-à-vis du personnel de sécurité qui ne font que leur travail… Les files d’attentes interminables aux toilettes (des femmes en particulier) …

Et promis juré, nous serons là encore l’an prochain pour essayer de vous faire vivre de l’intérieur, au jour le jour, le Festival comme si vous y étiez sur notre site : www.lepetitnicois.net

Véronique Rosa et Pascal Gaymard