Près d’un an après le grave accident qui avait bouleversé la nuit juan-les-pinoise, la discothèque WakaN Club à Juan-les-Pins a rouvert ses portes sous une nouvelle identité : Luma. Nouveau gérant, nouvelle équipe et promesse de sécurité renforcée pour un établissement resté associé à un drame marquant.
Une réouverture pour tourner la page
Situé sur le front de mer de Juan-les-Pins, l’ancien WakaN Club avait été fermé administrativement après l’accident survenu lors d’une soirée au printemps 2025. Une jeune femme y avait été grièvement brûlée à la suite de l’embrasement d’un produit inflammable utilisé dans l’espace festif. Depuis février 2026, la discothèque a repris son activité sous l’enseigne Luma, avec un changement complet de direction. La nouvelle gestion affirme vouloir « rompre clairement avec le passé » et relancer le lieu sur un positionnement plus haut de gamme et sécurisé.
Sécurité et encadrement des animations
Le nouveau gérant assure avoir revu en profondeur les pratiques avec notamment l’interdiction de produits inflammables en piste, la formation du personnel aux risques incendie, la présence accrue d’agents de sécurité et la validation des installations par un bureau de contrôle. « Les conditions d’exploitation ont été entièrement réévaluées avant réouverture », indique la direction, évoquant des échanges avec les services de l’État et la commune.
Chronologie judiciaire de l’affaire
- Printemps 2025 : une cliente est gravement brûlée lors d’une soirée au WakaN Club à Juan-les-Pins.
- Jours suivants : fermeture administrative de l’établissement par la préfecture des Alpes-Maritimes.
- 2025 : ouverture d’une enquête pénale pour blessures involontaires et manquements aux règles de sécurité dans un établissement recevant du public.
- Fin 2025 : cession du fonds de commerce et changement de gérance.
- Février 2026 : réouverture sous le nom Luma après autorisations administratives.
L’information judiciaire reste en cours concernant les responsabilités de l’ancien exploitant et les conditions de sécurité lors de la soirée.
Réactions des autorités
Mairie d’Antibes Juan-les-Pins
La commune indique avoir pris acte de la réouverture après vérification des conditions d’exploitation :
« La sécurité du public est une exigence absolue. L’établissement rouvre avec une direction nouvelle et des garanties renforcées. La ville restera attentive au respect des règles. »
Préfecture des Alpes-Maritimes
Les services de l’État rappellent que la fermeture administrative visait à « faire cesser un risque grave pour la sécurité des personnes » et que la reprise n’a été autorisée qu’après conformité : « La réouverture d’un établissement ayant fait l’objet d’une mesure administrative suppose des conditions strictes. Des contrôles pourront être réalisés. »
Entre relance économique et mémoire du drame
À Juan-les-Pins, station balnéaire où la vie nocturne constitue un pilier économique, la réouverture d’un club emblématique suscite des réactions partagées. Certains professionnels saluent la relance d’un lieu majeur de la saison estivale, tandis que des riverains et acteurs locaux rappellent la gravité des faits passés. La nouvelle direction insiste sur une ligne claire : « ouvrir un nouveau chapitre sans nier ce qui s’est produit ».
La réapparition du club — sous un autre nom — illustre la tension propre aux stations festives : concilier attractivité nocturne, responsabilité des exploitants et exigence de sécurité du public.












