« J’en rêvais depuis plusieurs années »

Journaliste pour l’AFP, le Cannois Daniel Ortelli a couvert pendant des années le championnat du monde de Formule 1. A l’occasion du retour du Grand Prix de France au Castellet, il a choisi de sortir un ouvrage consacré au mythique circuit où son cousin Stéphane s’est souvent illustré.

Le Petit Niçois : Pourquoi avoir décidé de réaliser un ouvrage sur le circuit du Castellet ?

Daniel Ortelli : J’ai couvert le championnat du monde de Formule 1 pendant des années. J’ai levé le pied aujourd’hui. Quand j’ai appris le retour du Grand Prix de France au Castellet, j’étais très content. J’en rêvais depuis plusieurs années. A cette occasion, j’ai proposé que ce soit aux responsables du Grand Prix comme du circuit ce projet de livre consacré au Castellet qui a quand même accueilli 28 éditions du Grand Prix de France. Ils m’ont dit que c’était une très bonne idée.

LPN : Comment avez-vous travaillé pour la rédaction de cet ouvrage ?

DO : J’ai récupéré de nombreuses archives de la famille Ricard, propriétaire du circuit. J’ai aussi rencontré toutes les personnalités majeures qui ont écrit l’histoire de ce circuit. C’était des interviews magnifiques avec des personnes à la mémoire incroyable. J’ai aussi passé du temps sur le choix des photos. Je me suis appuyé sur l’aide de photographes professionnels de la F1, comme Bernard Asset. Ce sont des clichés qui racontent les coulisses du circuit.

LPN : Serez-vous présent au Castellet à l’occasion du Grand Prix de France ?

DO : Oui, bien sûr. Je viendrai dédicacer le livre dans un espace innovant, intitulé « Le village provençal ». C’est un lieu où les spectateurs pourront découvrir les attraits de la région, du pays. Ce sera une première, expérimentée par les nouveaux propriétaires américains de la F1. Je serai présent dans l’espace librairie pour dédicacer le livre. Et le samedi soir, à Bandol, j’irai à la rencontre des lecteurs.

LPN : Que représente pour vous ce circuit Paul Ricard ?

DO : Je me souviens encore de cette journée où, à l’âge de dix ans, je suis venu assister à une course automobile sur ce circuit. J’ai été marqué à vie par cette journée. Le bruit, l’odeur, je n’ai rien oublié…

LPN : Avez-vous été surpris du retour du Grand Prix de France dans le calendrier alors que la tendance était de s’ouvrir à de nouveaux pays ?

DO : On observe que les pays exotiques tirent un peu la langue. Il faut dire qu’il n’y pas de culture F1 dans ces pays. Les tribunes ne sont pas toujours pleines. Les propriétaires américains ont choisi de relancer la Formule 1 autour de ces piliers historiques. Ils veulent voir des circuits avec des tribunes remplies, de l’ambiance.

LPN : Comment s’annonce cette édition 2018 du GP de France ?

DO : Cela va être fantastique ! Les organisateurs ont réalisé quelques modifications qui devraient rendre la course très spectaculaire. Les déplacements devraient être nombreux.

LPN : Avec une chance de voir les pilotes tricolores briller ?

DO : C’est possible de voir l’un d’entre eux finir dans le Top 5. Nous avons trois pilotes (Occon, Grosjean, Gasly) avec de bonnes monoplaces. Ils auront un bon coup à jouer. Après comme chaque course, il faudra voir comme cela se passe avec la chaleur (Casse moteurs), avec les pneus.

 Couverture du livre