Accueil À la Une INSOLITES – OVNIS : la position des ufologues

INSOLITES – OVNIS : la position des ufologues

Un avion de combat américain a abattu samedi après-midi un objet non identifié au-dessus du Canada, dans le cadre d’une opération conjointe entre Washington et Ottawa, marquant un nouvel incident dans le ciel nord-américain.

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C’est le dernier en date de trois mystérieux engins repérés, un autre «objet volant non identifié», selon les mots du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a été abattu au-dessus du Canada par un F-22 américain, juste après les événemens de ce vendredi 17 février, dans le ciel de l’Alaska, un avion américain a descendu un troisième engin.

La position des ufologues depuis 1940

Pour l’historien, l’ufologie est une discipline assez récente. Comme son nom l’indique, elle vise à l’étude des UFOs, les « objets volants non identifiés » (ovnis) en français. Elle est pratiquée essentiellement par des amateurs « privés », les « ufologues », qui constituent l’immense majorité des chercheurs en la matière.

La recherche sur les soucoupes volantes commence à la fin des années 1940 en France. Elle est principalement le fait de ceux qui se nomment «soucoupistes». En parallèle de cette activité exercée essentiellement à titre individuel, l’armée mène également ses propres enquêtes. Son intérêt pour la question ne se dément pas depuis les années 1940, même si les informations concernant son implication et son action se révèlent peu accessibles. L’armée de l’air américaine a déclassifié plus de 10 000 archives liées à des objets volants non identifiés. La vérité sur les ovnis est désormais disponible sur internet. Quelque 130 000 pages de l’US Air Force ont été mises en ligne sur la base de données The Black Vault (La chambre forte en anglais) par John Greenewald, un passionné soucoupiste. Ces archives américaines répertorient des milliers de visions d’ovnis à travers le monde entre 1947 et 1969. 

Parmi les milliers de cas listés, 701 restent à ce jour sans explication malgré les enquêtes menées par le personnel de l’armée de l’air. Notons d’après l’article publié sur France Info que « l’US Air Force a stoppé son travail sur les ovnis en 1985 » sans réellement en expliquer la cause…

Après les groupements strictement privés sur les recherches d’ovnis entre les années 50 à 60, la décennie 1970 correspond, quant à elle, à l’âge d’or de l’ufologie en France : les organisations se comptent par centaines et les ufologues par milliers. Un véritable réseau de recherche scientifique sur les ovnis apparait donc. Groupements de personnes et publications de revues spécialisées apparaissent. De nombreux ufologues partisans de l’HET (Hypothèse ExtraTerrestre) ont imaginé des méthodes de collecte et d’analyse des données qu’ils ont régulièrement améliorées avec le temps, essayant en particulier de systématiser le travail en équipe et la récolte automatique de données.

L’Ufologie aujourd’hui…

Il existe encore des professionnels de ce domaine d’études, tirant tous ou une partie de leurs revenus de cette activité, mais ils sont très peu nombreux. Ce sont, pour l’essentiel, des directeurs de revues, des écrivains, des conférenciers. Dans le secteur public, quelques individus travaillent également dans la recherche sur les ovnis au sein du Centre national d’études spatiales (CNES). S’ils font de l’ufologie à plein temps ou à temps partiel, ils ne sont pas pour autant qualifiés d’ufologues. En France, ce sont donc pour la plupart des passionnés d’ovnis bénévoles. L’ufologie s’appuie donc sur une recherche privée, constituée d’individus, d’organisations qui parfois construisent leurs propres réseaux internes (Lumières dans la Nuit, SOS OVNI, ou autres), et de groupements régionaux d’associations. Les ufologues ont aussi tenté de créer des fédérations nationale et européenne (structures qui ne se sont pas révélées pérennes).

Par ailleurs, de nombreux auteurs de livres OVNI ou d’articles possèdent un solide bagage scientifique et leur rigueur est saluée par l’ensemble de la communauté ufologique, voire bien au-delà. En outre, le terme « ufologue » est souvent employé avec un certain mépris, mais il faut bien garder en mémoire que ces individus ne sont pas que des « ufologues ». Ils exercent fréquemment des professions qualifiées, et parfois hautement qualifiées : un grand nombre d’universitaires, d’ingénieurs, d’enseignants, de journalistes ont enquêté et écrit sur la question.

La France possède le seul service public au monde chargé de vérifier les signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés : le Geipan (Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés). Basé à Toulouse (Haute-Garonne), il repose sur l’expertise d’une vingtaine d’enquêteurs dans toute la France. Fondé en 1977 par le directeur du Centre national d’études spatiales (Cnes), le Geipan (https://www.cnes-geipan.fr) est un service public non militaire, le seul au monde, destiné à traiter les signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Notons qu’un article dans Le Monde précise que « la possibilité de visites extraterrestres sur Terre est de plus en plus prise au sérieux aux Etats-Unis » et d’ajouter « la NASA a annoncé, jeudi 9 juin, le lancement à l’automne d’une enquête de plusieurs mois portant sur les phénomènes aériens non identifiés ».

Le sujet porte à la controverse, entre réel ou imaginaire, des dossiers classés X jusqu’aux affaires de Roswell et la zone 51, base secrète des Aliens au Nevada, et relève le débat au Canada et aux États-Unis depuis la dernière affaire aérienne du samedi 12 février dernier.

Des OVNIS en région PACA

Relatons les faits rapportés en janvier 2012 : Un ovni aurait été aperçu dans le ciel des Alpes-de-Haute-Provence après les déclarations d’une femme qui aurait vu un nuage suspect au-dessus de la montagne de Blaux, près de Curbans (Alpes-de-Haute-Provence). Cette femme a été auditionnée et des photos qui ont été prises seront analysées… sans aller plus loin !

Le phénomène Ovni n’est pas si rare : En 2010, 99 cas ont été observés en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) et traités par le GEIPAN.

Nous finirons cette analyse par une approche ouverte et constructive : Mais « si quelqu’un me demandait si je pense qu’il existe une preuve irréfutable de vie intelligente dans l’un de ces phénomènes, je donnerais une réponse tout à fait acceptable pour un scientifique, qui est que je ne sais pas », avait déclaré lors d’une conférence de presse Thomas Zurbuchen, administrateur associé à la NASA.

Sources : Histoire de l’ufologie en France. Des premières recherches individuelles sur les soucoupes volantes à la constitution de réseaux d’étude des ovnis (des années 1940 à nos jours), Thèse de doctorat en Histoire, Université de Lyon Jean Moulin, octobre 2016.

Véronique LA ROSA

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