Accueil À la Une HUMEUR – Décès de Lyhanna : un scandale d’État !

HUMEUR – Décès de Lyhanna : un scandale d’État !

La décès de la petite Lyhanna a profondément bouleversé l’opinion publique, ravivant l’émotion collective face aux violences faites aux enfants.

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Derrière ce drame, c’est toute une société qui s’interroge : comment un tel acte a-t-il pu se produire, et aurait-il pu être évité ?

Une responsabilité collective !

La mort de la petite Lyhanna n’est pas seulement un fait divers tragique mais un fait de société. C’est un révélateur. Le révélateur brutal d’un échec politique majeur : celui de la protection de l’enfance en France. Car derrière l’émotion, derrière l’effroi, une réalité s’impose avec une régularité glaçante. Ces drames ne sont pas des accidents imprévisibles. Ils surviennent dans un système que l’on sait fragilisé, saturé, parfois désorganisé. Un système dont les failles sont documentées, connues, dénoncées — et pourtant, année après année, insuffisamment corrigées.

La question n’est donc plus seulement « qui a commis l’irréparable ? ». Elle est aussi : qui a laissé faire ? Qui, dans la chaîne des responsabilités publiques, n’a pas vu, pas entendu, pas agi à temps ? Car un État qui se veut protecteur ne peut se contenter d’intervenir après coup. Sa responsabilité se joue précisément dans sa capacité à prévenir.

Bien sûr, on parle de moyens mais est-on encore là ? Car il suffisait à la chaîne judiciaire et pénale de fonctionner normalement, d’arrêter de faire une justice politicienne, de faire de la cause de la criminalité pédophile une véritable priorité nationale… A Auch, en janvier dernier, les CRS et les Gendarmes mobiles ont été envoyées face à quelques dizaines d’agriculteurs qui manifestaient contre le Mercosur. Ils luttaient pour leur survie. Ils ont été chargés, arrêtés, emprisonnés… Pendant ce temps, un pédophile pouvait se promener tranquillement jusqu’à commettre ses infâmes forfaits. Ceux qui ont laissé faire, qui ont envoyé un tel dossier par la Poste, n’ont-ils pas honte ? Jusqu’à quand le peuple va-t-il laisser faire, lui qui n’a plus aucune confiance dans cette justice qui ne se remet jamais en cause ? A-t-il eu des sanctions après l’affaire du couloir du syndicat de la magistrature ? Non, bien sûr.

Démission !

Désormais, la responsabilité pénale du juge comme des procureurs doit être engagée. A Auch comme ailleurs, des magistrats doivent mis à pied, suspendus, voire interdits d’exercer. Il s’agit d’un échec politique, d’un désastre judiciaire, d’un scandale d’Etat ! Dans une démocratie, un tel échec ne peut rester sans conséquences. Il ne suffit plus d’annoncer des plans, des missions ou des audits après chaque drame. Il faut des décisions. Des places de prison pour pouvoir incarcérer. Des responsabilités clairement établies. Et, des sanctions. Car sans cela, la répétition de ces tragédies finit par ressembler à une forme d’acceptation silencieuse qui un jour, mettra dans la rue des milices privées… Nommer cette réalité n’est pas excessif. C’est refuser l’habitude. Refuser que l’indignation soit suivie de l’oubli. Refuser que la mort d’un enfant soit absorbée par le cycle médiatique sans que rien ne change réellement. La mort de Lyhanna pose une question simple et implacable : que vaut la parole de l’État lorsqu’il affirme protéger les enfants, si, dans les faits, cette protection échoue ?

Le drame de Lyhanna vient après d’autres affaires tout aussi sordides comme celles de Lola, Thomas, et d’autres. Viols, meurtres, agressions diverses, tout participe à faire monter une colère grandissante. Le meurtrier de Lyhanna aurait dû être en prison si l’Etat avait fait son travail de protection du peuple. Puisqu’ils ont failli, ils doivent en tirer les conséquences et démissionner en masse, ministre de la Justice, ministre de l’Intérieur, ministre de l’Education, voire du président de la République.

Raymond Aquila

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