Accueil À la Une HOMMAGE FESTIF – El Comandante dit Papy, DANTE fêté à Nice

HOMMAGE FESTIF – El Comandante dit Papy, DANTE fêté à Nice

C’était jour de fête, ce 18 juin, à la Villa Masséna de Nice en présence de 1000 fans du Gym, cet OGC Nice dont DANTE a porté le maillot durant 10 ans...

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Cette « fête du Gym », a été pensée comme un adieu célébré à l’échelle de la ville, à la hauteur de son statut de capitaine emblématique de l’OGC Nice et de figure adoptive de la Côte d’Azur.

Un dernier rendez-vous avec le « CommanDante »

Après dix saisons en Rouge et Noir, Dante a disputé le dernier match de sa carrière professionnelle lors du barrage retour face à Saint-Étienne, avant d’annoncer qu’il tournait la page niçoise pour entamer sa reconversion comme entraîneur des U23 du Bayern Munich. Ce départ met un terme à une parenthèse rare dans le football moderne : celle d’un champion d’Europe 2013 avec le Bayern, venu s’enraciner durablement dans un club et une ville loin des projecteurs des géants européens.

Pour marquer ce moment, l’OGC Nice et la Ville de Nice ont imaginé une grande soirée hommage, « Obrigado Dante », qui s’est tenue ce jeudi 18 juin à la Villa Masséna. Les supporters se sont rués sur les 1 000 places mises à disposition pour cet événement, signe de l’attachement populaire au capitaine brésilien.

Une fête pensée comme un rituel niçois

La scénographie de la soirée dit beaucoup de la place occupée par Dante dans l’imaginaire du Gym. À l’arrivée, les supporters ont découvert une édition spéciale d’OGCNICE.MAG intégralement consacrée au défenseur brésilien, ainsi qu’un stand de produits dérivés à son effigie, transformant la Villa Masséna en petit musée éphémère d’une décennie rouge et noir. Un micro a été aussi mis à disposition, en libre accès, pour permettre aux fans d’enregistrer un dernier message destiné au « CommanDante », comme on déposerait un mot dans un livre d’or.

La soirée a commencé par un temps protocolaire, en présence notamment d’Éric Ciotti, du président Maurice Cohen et de Jean-Pierre Rivère, ex-président du club, venus saluer officiellement la carrière et l’engagement du capitaine. Dante dépasse le strict cadre sportif… Il est devenu un visage familier de la ville, associé à l’image d’un OGC Nice stable, combatif et généreux.

Dante, plus qu’un défenseur, un repère

Arrivé à Nice en 2016 après un passage à Wolfsburg, Dante s’est très vite imposé comme le pilier d’une équipe niçoise rajeunie, dont il a structuré la défense et encadré les promesses, n’est-ce pas Todibo ? « Mon meilleur élève », « Balotelli, le plus fou ! », ou encore Benitez, « le coéquipier qui m’a le plus marqué ». A ce propos, présent à cette soirée, l’intéressé qui n’a joué que 8 matchs à Crystal Palace cette année, se verrait bien revenir à Nice selon Dante, et Benitez de lui répondre : « c’est vrai qu’ici, je me sens chez moi ! ». Affaire à suivre…

Au fil des saisons, El CommanDante a accumulé plus de 280 matchs sous le maillot azuréen, prolongeant à plus de 40 ans un règne défensif qui l’a vu devenir l’un des joueurs les plus âgés à marquer en Ligue 1 depuis l’après-guerre. Longévité, exemplarité dans l’effort, capacité à parler autant au vestiaire qu’aux tribunes : tout concourt à en faire l’archétype du capitaine moderne, à la fois leader technique, relais du club et figure morale.

Cette dimension symbolique transparaît dans le clip vidéo diffusé par le club pour accompagner l’annonce de sa retraite, qui insiste sur son leadership, son exigence et son attachement profond aux couleurs niçoises. Dante y apparaît comme un repère, un exemple, une légende de l’OGC Nice davantage que comme une star de passage, inscrivant sa trajectoire dans la lignée des grands capitaines célébrés lors des 120 ans du club.

Un adieu partagé entre club, ville et supporters… ou un au revoir ?

Au-delà du protocole, la soirée du 18 juin aura été surtout un moment de dialogue direct entre Dante et « son » public, dans un format de talk-show animé par le speaker et commentateur Constantin Djivas. Loin d’un simple gala d’adieu, ce dispositif doit permettre de revisiter, avec les supporters, souvenirs, anecdotes et moments charnières de ces dix années, de la découverte de la Ligue 1 à la résistance de haut niveau à plus de 40 ans, en passant par les campagnes européennes.

Un buffet niçois viendra clore la soirée, comme pour ancrer définitivement cette fête dans la culture locale, entre pan bagnat, accents du Sud et Rouge et Noir partout. À travers cette célébration codifiée, c’est une certaine idée du football de club qui s’exprime : celle d’un lien presque sentimental entre une ville, un stade et un joueur qui a choisi de durer, alors que tout pousse habituellement à la mobilité permanente.

En s’envolant vers Munich pour entamer sa carrière d’entraîneur, Dante tourne une page sans rompre le fil, puisqu’il emporte avec lui l’expérience accumulée sur la Côte d’Azur, dans un championnat où il aura appris à durer autant qu’à gagner. Pour l’OGC Nice, la « fête du 18 juin » restera comme la mise en récit officielle de cet héritage : un rituel d’adieu qui sacre définitivement Dante au rang de légende du Gym et jalon majeur de l’histoire moderne du club. Et qui dit que l’histoire s’arrête là et qu’il ne reviendra pas, un jour, pour entraîner Nice ?

Pascal Gaymard

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