Michel Audiard aurait pu faire un bon dialogue et un scénario à rebondissements avec cette campagne municipale à Nice qui sera certainement la plus scrutée de France.
Décision après les élections
Avec ce dernier événement en date, le chef d’entreprise, Pierre Ippolito, pourra bien figurer sur la liste d’Éric Ciotti. C’est le tribunal administratif de Nice qui a sommé le préfet des Alpes-Maritimes d’accepter la liste en l’état, avec Pierre Ippolito qui n’est pas en position d’être inéligible comme l’avait fait remarquer l’avocat, Marc Concas, qui figure sur la liste du maire sortant. Il figurera donc bien en 8ème position… Il n’aura fallu que quelques heures au tribunal pour prendre sa décision qui s’appuie sur une constante : « le préfet n’a pas vocation à vérifier l’inégibillité fonctionnelle, ce rôle appartient au juge de l’élection après le scrutin » dixit l’avocat d’Éric Ciotti, Me Jerry Kimboo. Le tribunal s’est rangé à cet avis et la liste « Le meilleur est à venir avec Eric Ciotti » peut donc être déposée en l’état. Le candidat ne cachait pas sa satisfaction à la sortie de l’audience.
Sondage et dossiers…
Le représentant du préfet, Daniel Vergely, s’était appuyé sur les contrats passés entre la mairie de Nice et les entreprises de Pierre Ippolito soit « 14 de mémoire » a-t-il affirmé. Cela serait prescrit par l’article L.231 du code électoral. Mais tout cela sera abordé sans doute après le 22 mars quand l’élection municipale sera jouée. Le sondage publié récemment laisse entendre qu’il y aurait 10 points d’écart au 1er tour entre Eric Ciotti et le maire sortant, Christian Estrosi, 41% contre 31%. Nul doute que ce résultat va crisper encore plus la campagne .Au scandale des masques pendant le covid, la majorité municipale, toujours par le biais de Marc Concas, a répondu avec des liens supposés entre Eric Ciotti et le groupe Stérin. Le député azuréen a déjà annoncé qu’il portera plainte. La campagne ne fait que commencer…
Pascal Gaymard













