Cet ancien ingénieur à Sophia Antipolis a retrouvé ses marques sur la Côte d’Azur, Irineu Darau, étant devenu depuis, ministre dans son pays.

« De nos échanges naissent des projets qui deviendront des réussites »

A Nice, c’est au Palais Sarde qu’il a été reçu par le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux. Pour illustrer cette incroyable et magnifique soirée, le consul général honoraire de Nice, Stefan de Faÿ, a repris une citation de Winston Churchill : « Les gens normaux ne savent pas que tout est possible ». La Roumanie et la France, plus particulièrement les Alpes-Maritimes ont vocation à travailler ensemble. « De nos échanges naissent des projets qui deviendront des réussites », assure Stefan de Faÿ, qui ajoute : « La France et la Roumanie partagent deux siècles d’amitié, cette coopération est aussi stratégique ». Et de conclure en citant cette fois Oscar Wilde : « La sériosité est la seule vérité des gens limités ».

64 missions France/Roumanie depuis 1995

A son tour, le préfet, Laurent Hottiaux, a rappelé les grandes étapes de la vie du Palais Sarde, siège de l’Etat français à Nice depuis 1860. Il y aurait 7 500 représentants Roumains dans les Alpes-Maritimes. La coopération Franco-Roumaine compterait 5 500 salariés dans des domaines liés aux NTIC, au nucléaire, à l’armée, à l’énergie verte. « Nous avons un potentiel immense ». Pour la Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI), son vice-président, Christophe Gamon, a souligné que « le Forum des Entreprises France/Roumanie, a développé 64 missions économiques depuis 1995 ».

Vers un Sophia Antipolis en Roumanie ?

Pour le SYMISA et la Fondation Sophia Antipolis, le président, Jean-Pierre Mascarelli, a refait un bref historique de la naissance de Sophia-Antipolis grâce à la loi sur la décentralisation. « Le chiffre d’affaires de Sophia Antipolis est supérieur aux recettes générées par le tourisme dans les Alpes-Maritimes ». Et de prendre un exemple : « Quand nous avons perdu 617 salariés avec le départ de Texas Instruments, ces « chômeurs » ont créé plus de 4 000 emplois, c’est ça Sophia Antipolis, cette capacité à rebondir en toute circonstance ». Et pourquoi pas un Sophia Antipolis en Roumanie ?  C’est encore Jean-Pierre Mascarelli qui recevra le lendemain le ministre au Pôle Alpha aux côtés du président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (CASA), Jean Leonetti, maire d’Antibes Juan-les-Pins.

Adhérer à la zone euro et à l’OCDE

Le ministre, Irineu Darau, a vécu à Nice, Sophia, Carros, Vallauris entre 2011 et 2018. Aujourd’hui, il se veut pragmatique et souhaite 2 à 3 actions sures. Il milite pour moins de bureaucratie et propose des villes en plein développement telles que Cluj, Brasov, Constanta, Timig… « Nous avons des incitations fiscales à hauteur de 23 M€. Sur les 40 entreprises du CAC 40, 35 sont déjà implantées en Roumanie dont Thalès, Orange, Airbus, Renault, Engie… On veut adhérer à l’OCDE et à la zone euro ». Il se dit « prêt à monter un groupe de travail Roumanie/Alpes-Maritimes ». A propos de la création d’une technopôle sur le modèle de Sophia Antipolis, « nous allons y réfléchir, ce serait une belle opportunité pour nous ». Le cocktail a été servi par le restaurant ROMANIA de Villeneuve Loubet ce qui a permis à certains de nouer des liens pour des projets d’avenir.

Pascal Gaymard

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