Présentation de la vidéo de Bryan Masson, maire de Cagnes -sur-Mer, à l’occasion d’un débat tournant autour de la ligne T4 du tramway en fin mars – Vidéo DIRECT AZUR

À Cagnes-sur-Mer, le débat sur le tramway a pris un tournant décisif. Le maire Bryan Masson confirme l’abandon du projet de ligne T4 au profit d’un réseau de bus à haut niveau de service. Un choix assumé, frontal, qui cristallise les tensions politiques locales.

🚧 Un projet de tramway balayé dès le début du mandat

C’était une promesse de campagne. Elle est désormais actée. Le maire de Cagnes-sur-Mer a confirmé son refus du tramway, pourtant soutenu par plusieurs communes voisines comme Nice, La Trinité ou encore Villeneuve-Loubet. « Ici, à Cagnes-sur-Mer, nous ne le souhaitons pas », tranche-t-il, balayant toute ambiguïté. Au cœur de sa position : une critique sévère du coût du projet. « On allait condamner combien de générations pour un caprice ? », interroge-t-il, dénonçant un investissement jugé disproportionné.

💸 Le coût du tramway au centre du débat

Le chiffre revient comme un leitmotiv : 350 millions d’euros minimum. Pour Bryan Masson, le tramway représente une charge financière excessive pour la collectivité. Dans une formule choc, il reprend une expression popularisée par Emmanuel Macron : « Le tram, cela coûte un pognon de dingue ! » Une critique qui dépasse le simple coût initial. Le maire insiste sur l’incertitude du budget final, souvent supérieur aux estimations annoncées.

🚌 Le pari du bus à haut niveau de service

Face au tramway, la municipalité propose une alternative : le développement d’un bus à haut niveau de service (BHNS). Un choix présenté comme :

  • plus rapide à mettre en œuvre
  • moins coûteux
  • déjà éprouvé dans d’autres collectivités

« Dans les usages, ça fonctionne », affirme le maire, convaincu que cette solution répond mieux aux besoins réels des habitants.

🏙️ Un argument territorial : ne pas oublier les quartiers

Autre critique majeure adressée au projet de tramway : son périmètre jugé trop limité. « Le tram ne concernait que le centre-ville. Rien pour les quartiers périphériques », dénonce Bryan Masson. Le maire met en avant une vision plus globale des mobilités, incluant notamment des navettes interquartiers, absentes selon lui des projets précédents.

⚔️ Une opposition qui réclame un référendum

Face à cette décision, l’opposition ne désarme pas. Elle propose l’organisation d’un référendum local pour trancher la question. « Nous nous plierons à la volonté des Cagnois », assure-t-elle, appelant à une consultation directe des habitants. Mais pour le maire, le débat est clos. Il invoque sa légitimité électorale : « Le référendum, il a été fait. On a été élus au premier tour. »

🔥 Un affrontement politique assumé

Le ton monte encore lorsque le maire attaque frontalement l’ancienne majorité et ses alliés, notamment proches de Christian Estrosi. « Vous avez flingué les caisses de la Métropole », lance-t-il, dans une charge directe qui illustre la rupture politique en cours.

🧭 Une vision clivante mais structurée

Derrière les échanges musclés, deux visions s’opposent :

  • Le tramway : symbole d’aménagement structurant, mais coûteux
  • Le bus renforcé : solution pragmatique, moins ambitieuse mais plus accessible

À Cagnes-sur-Mer, le choix est désormais fait. Reste à savoir s’il convaincra sur la durée.


✍️ Chronique éditoriale — Le choix du réel face au mirage du tramway

À Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson a fait un choix qui dérange. Et c’est précisément pour cela qu’il mérite d’être regardé avec sérieux.

Car derrière les polémiques et les effets de tribune, une question simple se pose : fallait-il réellement engager des centaines de millions d’euros dans un tramway dont l’utilité locale restait contestée ?

Le maire répond non. Et il le fait sans détour.


💡 Le courage politique de dire non

Refuser un grand projet, dans un paysage politique où l’infrastructure est souvent synonyme de prestige, n’est jamais anodin.

Le tramway, c’est l’image. C’est la modernité. C’est la carte postale.

Mais c’est aussi, souvent, un coût colossal, des années de travaux et une rigidité structurelle.

En parlant de « caprice », Bryan Masson prend le risque de heurter. Mais il pose une question de fond : celle de la hiérarchie des priorités.


💶 La réalité budgétaire comme boussole

Dans une époque marquée par la contrainte financière, peut-on encore investir sans compter ?

Le maire fait le pari inverse :
👉 privilégier des solutions efficaces
👉 limiter l’endettement
👉 préserver la capacité d’action future

Ce choix n’est pas spectaculaire. Il est stratégique.


🏘️ Une approche plus proche du terrain

Autre point souvent occulté dans les grands projets : leur adéquation avec le territoire.

Un tramway qui ne dessert qu’un axe central peut-il répondre aux besoins d’une ville entière ?

En mettant en avant les quartiers périphériques et les mobilités du quotidien, la municipalité replace le débat au bon niveau : celui des usages réels.


⚖️ Une décision qui tranche… et qui engage

Bien sûr, le débat reste ouvert. Le tramway a ses défenseurs, et leurs arguments sont légitimes.

Mais une chose est certaine : à Cagnes-sur-Mer, le choix de Bryan Masson n’est ni improvisé ni opportuniste.

Il s’inscrit dans une ligne claire :
👉 faire moins spectaculaire, mais plus utile
👉 faire moins cher, mais plus efficace

Dans un paysage politique souvent dominé par l’annonce, ce choix du réel mérite, au minimum, d’être entendu.

La Rédaction

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