Le ministère de l’Intérieur a modifié la manière dont LFI est rangée dans les tableaux de “nuances” utilisés pour la synthèse des résultats des municipales (15 et 22 mars 2026), en la faisant passer du bloc “gauche” au bloc “extrême gauche”.
Jean-Luc Mélenchon : un “trucage” relevant d’une “république bananière”
Cette décision figure dans une circulaire datée du 2 février et signée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, adressée aux préfets pour l’organisation et la présentation des résultats. Le leader de LFI, Jean‑Luc Mélenchon, a dénoncé une manœuvre politique et a annoncé un recours, en accusant le ministre de “changer les étiquettes” et de “troubler l’ordre public électoral”, avec une comparaison explicite à Donald Trump. Dans la même veine, il a présenté ce reclassement comme un acte de “trucage” relevant d’une “république bananière”, selon des réactions reprises dans la presse au moment de la controverse. Quant au coordinateur de LFI, Manuel Bompard, il a dénoncé l’usage “à des fins politiciennes” des étiquettes et a critiqué l’idée que l’exécutif s’en serve pour stigmatiser l’opposition.
Les déclarations de Mathilde Panot
De son côté, Mathilde Panot a annoncé le dépôt du recours devant le Conseil d’État et a insisté sur un argument stratégique : LFI revendique “rentrer dans les institutions” et faire “la révolution par les urnes”, ce qui, selon elle, distingue LFI d’organisations traditionnellement rangées à l’extrême gauche. Elle oublie au passage qu’il y a peu, elle avait déclaré « qu’elle n’accepterait pas que Marine Le Pen accède au pouvoir par les urnes »… Avec le lynchage de Quentin, LFI montre un autre visage et l’enjeu n’est pas qu’anecdotique… Pour LFI, c’en est fini d’une pseudo « honorabilité de gauche ». Ce parti a saisi le Conseil d’État en référé pour contester ce rattachement, mais la haute juridiction administrative a rejeté le recours, estimant —au regard du contexte politique et des alliances observées pour ces municipales— qu’il n’y avait pas “d’erreur manifeste d’appréciation” dans le classement de LFI en “extrême-gauche”. Les masques tombent…
Jean d’Albis













