ÉLECTIONS MUNICIPALES NICE – Christian Estrosi dévoile sa liste…

C’est à l’hôtel Aston que le maire sortant, Christian Estrosi, a choisi de présenter sa liste de 69 noms afin d’essayer de briguer un 4ème mandat à Nice.

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@ UMP, CC BY-NC-ND 2.0

Comme annoncé, il y a bien du changement avec pas moins de « 50% de nouveaux et 13 qui ont moins de 40 ans », ah le jeunisme !

Le retour et la confirmation des cadres

En tête et en possible successeur, Anthony Borré, le fidèle parmi les fidèles. C’est avec lui que Christian Estrosi a bâti cette nouvelle liste. La « surprise », c’est le retour en 4ème position de Dominique Estrosi-Sassone : « Elle aurait pu se contenter de poursuivre sa mission à Paris. Dominique revient par amour de Nice et des Niçois », dixit le maire. Est-ce à dire qu’elle ne sera pas candidate pour les Sénatoriales ? A chaque élection, sa réalité… La certitude du moment peut ne pas être celle de demain… Le président des Amis du Maire et adjoint à la propreté, Pierre-Paul Leonelli, est bien sûr de la partie. Récemment, il aurait, selon les dires d’un collaborateur du député, Bernard Chaix, menaçant, affirmant : « Après les élections, on va s’occuper de toi, le barbu ! » (NDLR : dixit Nice-Matin du 6 février, déclaration lors de la manifestation de soutien aux Policiers)… Le fidèle Philippe Pradal, l’inénarrable Gaël Nofri, l’inégalable Graig Monetti, l’ex-députée, Marine Brenier, La fille de Rudy, lui aussi ex-député, Jennifer Salles… seront de la partie. Au rang des nouveautés, Gérard Holtz sera le Monsieur JO-2030 en cas de victoire, bien sûr, Eric Abihssira, le vice-président de l’Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie, Carine Dalmass, la représentante des vignerons de Bellet, Pierre-Marie Tardieux, le patron des Urgences de Pasteur, Eric Jeauffroy, le président du comité de quartier de St Isidore… et le retour de Joëlle Martinaux, macroniste convaincue…

La « belle » prise ciottiste, Benjamin Millo, 49e

Mais il y a aussi le jeune Benjamin Millo, présenté comme la plus « emblématique prise de guerre du candidat Estrosi, puisque l’intéressé a été l’attaché parlementaire d’Éric Ciotti. Aujourd’hui, consultant dans un société de communication parisienne, il ne serait vraisemblablement pas souvent à Nice, lui qui adore sa vie parisienne. De plus, sa place, la 49e, ne laisse peu d’espoir d’éligibilité en cas de défaite… et même en cas de victoire serrée… Une telle prise annoncé par notre confrère quotidien comme « importante » ne semble pas l’être aux yeux du maire et de son 1er adjoint, Anthony Borré qui ont fait la liste. Benjamin Millo, lui, se voyait adjoint à la culture, rien que ça… On lui a vite fait savoir qu’il fallait qu’il revoie ses ambitions à la baisse… S’il avait quitté Eric Ciotti lorsque ce dernier a choisi un contrat de partenariat entre le RN et son nouveau parti, l’UDR, ce n’est pas par conviction politique… C’est qu’à 25 ans, il se croyait, lui et ses amis, pas capables d’assumer un tel choix qui les auraient « exclu » des médias « mainstream » si décriés aujourd’hui. Quand on est carriériste, c’est un risque que l’on ne prend pas. Alors, au final, que nous dit cette liste ? Un retour des cadres estrosiens, quelques nouveaux qui sont lion de la politique et un manquant, Olivier Bettati, proche parmi les proches du maire qui sans doute, se réserve pour d’autres combats plus… législatifs…

Pascal Gaymard

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