Municipales 2026 à Villefranche-sur-Mer : rapports de force incertains et équations de second tour

Dans cette commune stratégique du littoral niçois, le scrutin municipal s’annonce plus ouvert qu’il ne l’a jamais été depuis deux décennies.

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Villefranche-sur-Mer, février 2026. Le maire sortant Christophe Trojani brigue un troisième mandat, mais doit faire face à une opposition multiple issue à la fois de la droite locale, du centre et d’anciens membres de sa majorité. Une configuration qui rend l’issue du premier tour incertaine et place les alliances au cœur du second.

Les forces en présence : un électorat de droite fragmenté

Le paysage politique villefranchois reste majoritairement ancré à droite, comme dans l’ensemble de la métropole niçoise. Toutefois, cet espace électoral est aujourd’hui divisé entre plusieurs offres concurrentes :

  • Christophe Trojani (divers droite, sortant) : socle électoral fidèle, notoriété et bilan municipal.
  • Jean-Pierre Mangiapan (droite LR – Renaissance) : candidat d’opposition structuré, bénéficiant d’investitures nationales.
  • Robert Capelier (ex-majorité, droite locale) : candidature issue de la dissidence municipale.
  • Listes citoyennes / écologistes possibles : influence limitée mais potentiellement décisive au second tour.

Dans une commune d’environ 5 000 habitants, où la personnalisation du vote est forte, ces divisions internes à la droite constituent le facteur déterminant du scrutin.

Hypothèses de premier tour

Trois configurations principales se dégagent :

  1. Christophe Trojani en tête sans majorité absolue
    Situation la plus probable : le maire sortant arrive premier mais sous les 50 %, en raison de la dispersion des voix à droite.
  2. Tripartition équilibrée
    Christophe Trojani, Jean-Pierre Mangiapan et Robert Capelier proches en scores, aucun ne dépassant nettement les autres, ouvrant la voie à une négociation généralisée.
  3. Percée de l’opposition unifiée
    Hypothèse plus incertaine : vote sanction contre le sortant et dynamique autour de Jean-Pierre Mangiapan si l’électorat de l’opposition se concentre.

Les scénarios de second tour

Le second tour dépendra entièrement des rapprochements entre listes, dans un scrutin de petite commune où les reports sont décisifs.

Scénario 1 – Union anti-sortant

Fusion ou soutien de Robert Capelier (et éventuellement d’une liste citoyenne) à Jean-Pierre Mangiapan.
➡️ Risque maximal pour Christophe Trojani, avec une coalition majoritaire alternative.

Scénario 2 – Maintien triangulaire

Trois listes se maintiennent au-delà de 10 %.
➡️ Avantage au sortant, qui peut l’emporter avec une pluralité relative.

Scénario 3 – Ralliement dissident au maire

Robert Capelier se retire en faveur de Christophe Trojani (hypothèse faible politiquement mais possible).
➡️ Victoire confortable du sortant.

Scénario 4 – Arbitrage citoyen

Liste écologiste ou citoyenne fusionne avec un candidat de droite.
➡️ Impact limité en volume mais potentiellement décisif dans un scrutin serré.

Les clés du vote

Plusieurs facteurs locaux pèseront sur le résultat :

  • Gestion de l’urbanisme et du port
  • Stationnement et circulation
  • Relations avec la Métropole Nice Côte d’Azur
  • Perception du bilan municipal
  • Clivages personnels et réseaux locaux

À Villefranche-sur-Mer, où les écarts électoraux se jouent souvent à quelques centaines de voix, la mobilisation des abstentionnistes et les alliances d’entre-deux-tours seront déterminantes.

Un scrutin symbole sur le littoral niçois

Au-delà de la commune, l’élection est observée dans toute la métropole. Elle cristallise des tensions politiques locales anciennes et des rivalités entre réseaux d’influence azuréens. Dans ce contexte, Villefranche-sur-Mer apparaît comme l’un des scrutins municipaux les plus incertains et stratégiques des Alpes-Maritimes en 2026.

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