Il a présenté sa liste, « une équipe compétente et représentative de notre ville » assure-t-il sur son document de campagne.
Une belle équipe avec des élus aguerris et compétents
Sur sa liste, on retrouve en N°2, Sandrine Belot, qui était déjà conseillère municipale sous la mandature de Henri Revel. Elle sera déléguée au personnel municipal et intercommunal. En N°3, Gérard Jurdn qui a été durant 20 ans directeur des sports aura tout naturellement cette délégation en compétence. En N°4, l’ex-proviseur honoraire, adjointe à St Laurent du Var se verra attribuer l’éducation. Le N°5 n’est autre que Gilles Allari, ex-adjoint aux sports du maire sortant durant 12 ans et qui s’est rallié à Rafaël Quessada, disposera de la délégation aux travaux. Quant à Patricia Canestrier (N°6), élue conseillère municipale sur la liste Villardry, aura comme attribution, l’urbanisme… Et nous pourrions poursuivre encore, tant il y a des compétences sur cette liste. Encarté depuis l’âge de 14 ans au FN, Rafaël Quessada, à 26 ans, se dit prêt pour assurer les responsabilités de maire. Laurentin par son père, Ajaccien par sa mère, il a été candidat en 2020 sur la liste de Bryan Masson (5ème) à Saint Laurent du Var. « Il y a une cohérence à ma candidature dès lors que Bryan Masson se présente à Cagnes-sur-Mer » assure-t-il.
Sécurité, circulation, urbanisme…
L’enjeu est énorme car derrière les municipales, il y a la Métropole qui décide de bien des domaines. Il a fixé ses priorités. Tout d’abord, tout naturellement, la sécurité. « Nous avons 40 policiers municipaux depuis 2014, j’en ajouterai 12 de plus pour assurer la tranquillité de tous les Laurentines et Laurentins ». Par ailleurs, « il nous faut un commissariat annexe à celui de Cagnes-sur-Mer ». A propos du tram, il ne décolère pas. « Pour St Laurent du Var, cela représente 1,8 km de vie en bord de mer… pour un coût estimé à 350 millions d’€. Joseph Ségura avait promis que le tram arriverait en centre-ville pur désengorger durablement la commune ce qui ne sera pas visiblement le cas. Du coup, le tram ne servira à rien et au contraire, il va augmenter les problèmes de circulation ce qui est un problème crucial à St Laurent ». Pour lui, l’urgence est la création d’un échangeur au niveau de la RN 202 Bis. « C’est un engagement qui n’a jamais été respecté mais Eric Ciotti en a conscience et il deviendra demain, une réalité ». Il en est de même à propos de l’urbanisation de la commune. « Ici, les promoteurs ont fait une razzia sur le centre-ville », c’est l’aveu même du maire sortant, Joseph Segura… « Il est complice de cette situation… Le territoire de St Laurent fait l’objet d’une Opération d’Intérêt Nationale (OIN) ce qui signifie que sur 95% de la commune, c’est le préfet qui octroie les permis de construire, lié au MIN. Il se fixe sur le Plan Local d’Urbanise Métropolitain, décidé par… Christian Estrosi ! ».
Le racket exercé par la Métropole…
Il prend pour exemple, le square Benes au centre historique. Il aurait pu être un poumon vert pour St Laurent. Il a été cédé par le maire sortant à un promoteur pour faire 55 logements… Rafaël Quessada a fait les comptes. « St Laurent verse 21 millions d’€/an à la Métropole pour un retour estimait à 7 M€/an… Il y a une vraie volonté de Christian Estrosi de ne pas doter la commune des équipements indispensables à son développement. C’est un véritable racket ! ». Il souligne que « la taxe sur le foncier bâti votée par Ségura a augmenté la fiscalité de +6,4 %. Le maire n’assure pas sa fonction, il est à la solde de Christian Estrosi, pas au service de l’intérêt général des Laurentines et Laurentins ! ». Il se murmure que si Ségura devenait sénateur, ce serait Thomas Berettoni qui prendrait sa place. « La SCI de ce monsieur a déversé dans une zone bisée classée, des gravats de manière totalement illégale ». Avec lui, ces pratiques cesseront « immédiatement ». En 2022 et 2024, Bryan Masson est arrivé en tête à St Laurent qui lui a donné « ses meilleurs scores de la circonscription ». Rafaël Quessada tend la main « à tout le monde », y compris à Patrick Villardry. A St Laurent du Var, rien n’est joué…
Pascal Gaymard












