Toute la droite est rassemblée autour de cette figure emblématique de bassin Ouest du département. Il aura en face de lui, trois listes qui veulent incarner l’alternance à gauche et à droite nationale.
Les forces en présence à Antibes
Quatre listes sont officiellement en lice pour les municipales 2026 à Antibes : Jean Leonetti (LR), liste d’union à droite « Ensemble pour Antibes Juan-les-Pins », Michèle Muratore (PS, union de la gauche), liste « Gauche solidaire écologique et démocratique », Adrien Nouet (LFI), liste « Réinventons Antibes Juan-les-Pins, l’union pour un futur écologique et populaire », et Hugo Muriel (RN), liste « L’Alternance pour Antibes ». L’enjeu local est la continuité ou la remise en cause d’une gestion très installée dans la deuxième ville des Alpes‑Maritimes, dans un contexte national de recomposition des droites et des gauches.
Jean Leonetti : bilan élogieux
Jean Leonetti est maire d’Antibes depuis 1995 et vise en 2026 un sixième mandat consécutif. Il se présente de nouveau sous l’étiquette LR, à la tête d’une liste d’union à droite qui rassemble élus sortants et figures locales comme Sophie Nasica, Éric Pauget, Alexandra Borchio Fontimp… Sous ses mandatures, la commune s’est transformée durablement avec une montée en gamme touristique, l’accompagnement de Sophia-Antipolis, la mise en avant de la baisse de l’insécurité et des cambriolages. Ce « maire bâtisseur » s’est appuyé sur une équipe expérimentée et soudée, qu’il met lui-même à chaque occasion. Durant cette campagne, il a insisté la protection, la modernisation, et sur un nouveau plan local d’urbanisme. Sa méthode : la concertations avant tout. Jean Leonetti n’est pas un homme de conflit et il préfère convaincre qu’imposer.
Comparaison des priorités de programme
Sur la sécurité et l’ordre public, Jean Leonetti en a fait le pilier de son action et peut se targuer d’une baisse de 30% de l’insécurité et de 50% des cambriolages, tout en reconnaissant la hausse des violences intrafamiliales. Pour son rival du RN, Hugo Muriel, ce dernier veut durcir encore cette politique, en dénonçant une prétendue insuffisance de la majorité sortante. Dans le domaine de l’urbanisme, du cadre de vie, et de Sophia‑Antipolis, Jean Leonetti parle de maîtrise de la densification, d’adaptation aux besoins liés à la « croissance insolente » de Sophia‑Antipolis, et à la volonté de redonner une « vie juanaise » à Juan‑les‑Pins toute l’année. Sur ces secteurs, les listes de gauche prônent un tournant plus marqué vers l’écologie, la limitation de l’artificialisation et une ville plus accessible aux habitants. Quant au social, aux services publics, et à l’écologie, la gauche unie autour de Michèle Muratore veut « un rééquilibrage en faveur des quartiers et des ménages modestes ». Adrien Nouet (LFI), de son côté, pousse plus loin la rupture, en liant justice sociale, transition écologique forte et démocratie participative accrue. Au final, Jean Leonetti a fait de la sécurité, sa priorité tout en s’appuyant sur une gestion financière jugée « solide », une amélioration des services, mais sans basculement écologique majeur.
Antibes Juan-les-Pins est historiquement une terre favorable à la droite municipale. Ses opposants affrontent donc un double défi : faire exister leur projet et convaincre qu’une alternance ne serait pas risquée pour une ville perçue comme bien gérée par une grande partie de l’électorat. Cette bonne impression pourrait valoir à Jean Leonetti, une élection dès le 1er tour.
Pascal Gaymard













