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SANTÉ – Hantavirus à bord du Hondius : une Française positive, le navire vers les Pays-Bas avec un corps à bord

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L’affaire sanitaire du MV Hondius bascule dans une nouvelle phase. Après l’évacuation d’une partie des passagers aux Canaries, une Française rapatriée à Paris a été testée positive au hantavirus des Andes. Le navire doit repartir vers les Pays-Bas avec le corps d’une personne décédée à bord. Entre isolement, recherche des cas contacts et prudence internationale, les autorités veulent éviter toute chaîne de transmission.

Un bateau sous surveillance mondiale

Le MV Hondius, navire d’expédition exploité par Oceanwide Expeditions, était parti d’Argentine avant d’être associé à un foyer inédit de hantavirus. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’alerte a été signalée le 2 mai après plusieurs cas de maladie respiratoire sévère à bord; le navire transportait alors 147 passagers et membres d’équipage, tandis que 34 personnes avaient déjà débarqué.

Le bilan reste lourd: trois décès ont été rapportés et plusieurs cas ont été confirmés ou considérés comme probables. L’ANRS-MIE indiquait au 11 mai un total de dix cas d’infection à hantavirus Andes liés à l’épisode du Hondius, dont huit confirmés et deux probables, avec une létalité estimée entre 30% et 38%.

Une Française positive après son rapatriement

Côté français, l’inquiétude s’est renforcée après la confirmation d’un cas positif parmi les passagers rapatriés. Selon Le Monde, les cinq ressortissants français évacués ont été placés à l’isolement dès leur arrivée en région parisienne, avec dépistage, examen médical et suivi spécialisé; une passagère a été diagnostiquée positive et son état s’est aggravé, entraînant un renforcement de la vigilance sanitaire.

Les autorités françaises ont également identifié 22 cas contacts. Ils ne correspondent pas aux cinq croisiéristes rapatriés du bateau, mais à des personnes ayant voyagé sur des vols empruntés par une passagère néerlandaise contaminée, décédée ensuite en Afrique du Sud. Ces cas contacts font l’objet de consignes d’auto-isolement et de surveillance.

FLASH INFOS :

Parmi les passagers du MV Hondius, trois personnes sont mortes, dont deux cas confirmés et un cas probable d’infection à hantavirus. Deux personnes sont mortes à bord du navire de croisière.

La première est un Néerlandais âgé de 70 ans. Il a présenté des symptômes le 6 avril et est mort le 11 avril. Son corps a été débarqué du navire lors de son escale du 22 au 24 avril à Sainte-Hélène, une île de l’océan Atlantique Sud. Aucun test de dépistage n’a été effectué et il est considéré comme un « cas probable », selon l’OMS. Sa femme, âgée de 69 ans, qui a également quitté le navire à Sainte-Hélène est morte à l’hôpital de Johannesburg le 26 avril. Sa contamination par un hantavirus a été confirmée le 4 mai.
La deuxième est une Allemande, qui avait de la fièvre le 28 avril et a développé une pneumonie, est morte le 2 mai à bord du navire. Un échantillon prélevé post mortem a été envoyé aux Pays-Bas, où les tests ont confirmé une infection par un hantavirus. Son corps est resté à bord du Hondius, qui devait partir pour les Pays-Bas de l’île espagnole de Tenerife au plus tard lundi.

Les évacuations se poursuivent aux Canaries

Après une première série d’évacuations organisée dimanche à Tenerife, 54 personnes restaient à bord lundi. La ministre espagnole de la Santé, Monica Garcia, a précisé que 28 devaient débarquer dans l’après-midi et que 26 resteraient à bord pour le départ du navire vers les Pays-Bas.

L’opération espagnole a mobilisé d’importants moyens de sécurité et de santé. Plus de 300 membres de la Guardia Civil et des dizaines de policiers ont participé à l’évacuation, sous supervision des autorités espagnoles et en lien avec l’OMS.

Un agent de la Guardia Civil est mort durant cette opération, mais les autorités espagnoles ont précisé qu’il s’agissait d’une crise cardiaque, sans lien avec une infection au hantavirus.

Un virus rare, mais redouté

Le hantavirus est généralement transmis par les rongeurs, via leurs urines, excréments ou salive. La souche identifiée ici, le virus des Andes, est particulière: elle peut, contrairement à la plupart des hantavirus, se transmettre entre humains lors de contacts rapprochés et prolongés. L’OMS insiste toutefois sur le fait que le risque pour la population générale reste faible.

Les spécialistes rappellent que ce virus ne se diffuse pas comme la rougeole ou le Covid-19. Il n’en reste pas moins dangereux: les formes graves peuvent évoluer rapidement vers une pneumonie sévère, une détresse respiratoire et un collapsus cardiovasculaire.

Le capitaine salue le courage des passagers et de l’équipage

Dans une vidéo publiée par Oceanwide Expeditions, le capitaine Jan Dobrogowski a rendu hommage à la patience des passagers et au courage de l’équipage après des semaines « très difficiles ». Il a également présenté ses condoléances aux familles des personnes décédées et dit espérer voir chacun regagner son domicile sain et sauf.

Une crise qui rappelle les leçons du Covid, sans être comparable

Les images d’un navire sous surveillance sanitaire, de passagers confinés et de rapatriements encadrés réveillent forcément le souvenir des premières heures du Covid. Mais les autorités sanitaires se veulent rassurantes: le hantavirus des Andes n’a pas, à ce stade, le profil d’un virus pandémique.

Pour autant, rien n’est pris à la légère. La France a activé sa filière « risque épidémique et biologique », avec suivi par les agences régionales de santé, établissements de référence, isolement renforcé et contact tracing. L’objectif est clair: couper très tôt toute possibilité de transmission.

La Rédaction

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