Surnommée la « Course au Soleil », cette épreuve marque traditionnellement le début de la saison des grandes courses par étapes et constitue un laboratoire stratégique pour les équipes avant les grands rendez-vous du printemps et du Tour de France.
Un début de course dominé par les sprinteurs
Les deux premières étapes ont favorisé les sprinteurs.
- Luke Lamperti s’est imposé lors de la première étape et a pris le maillot jaune de leader.
- Le lendemain, l’Allemand Max Kanter a remporté la 2ᵉ étape à Montargis au terme d’un sprint massif devant Laurence Pithie et Jasper Stuyven.
Ce début relativement calme pour les favoris du classement général n’a toutefois rien d’anodin : les équipes ont déjà commencé à placer leurs leaders et à tester leurs forces.
Un contre-la-montre par équipes déterminant
La 3ᵉ étape, disputée le 10 mars, propose un contre-la-montre par équipes de 23,5 km entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire.
Ce type d’exercice est souvent décisif :
- il peut provoquer des écarts significatifs au classement général,
- il met à l’épreuve la cohésion et la puissance collective des équipes,
- il permet aux favoris de marquer leur territoire avant la montagne.
Les formations les plus attendues dans cet exercice figurent notamment Visma | Lease a Bike, INEOS Grenadiers ou encore Red Bull-BORA-Hansgrohe, capables de bouleverser la hiérarchie.
Les montagnes avant l’arrivée sur la Côte d’Azur
La seconde moitié de la course sera nettement plus exigeante. Après les étapes de transition, le peloton affrontera des parcours plus accidentés avant d’atteindre les Alpes du Sud.
Le week-end final s’annonce spectaculaire :
- une arrivée en altitude à Auron lors de l’avant-dernière étape,
- puis une dernière étape autour de Nice, comprenant plusieurs ascensions qui peuvent encore bouleverser le classement général.
Cette année, l’arrivée finale ne se fera pas sur la traditionnelle Promenade des Anglais mais près du stade de Nice, un changement lié notamment au contexte électoral local.
Un rendez-vous majeur du cyclisme mondial
Depuis sa création en 1933, Paris-Nice est devenue l’une des courses les plus importantes de la saison cycliste. Elle attire chaque année les meilleurs sprinteurs, puncheurs et grimpeurs du peloton international. À mi-semaine, l’épreuve reste encore largement ouverte. Les prochaines étapes, entre chronos et montagnes, devraient révéler les véritables prétendants à la victoire finale avant l’arrivée sur la Côte d’Azur, théâtre traditionnel du dénouement.













