L’avenir des deux dernières orques de Marineland Antibes, Wikie et son fils Keijo, pourrait se dessiner en Espagne. Une solution de transfert vers un site ibérique est actuellement « sérieusement étudiée », avec un horizon annoncé d’environ trois mois, selon les acteurs du dossier. Une étape décisive dans la fermeture progressive du parc marin azuréen.
Une relocalisation devenue prioritaire
Depuis l’interdiction en France des spectacles de cétacés et la fin programmée de la détention d’orques en parc, la question du devenir des animaux de Marineland est devenue centrale. Le site d’Antibes, qui a cessé ses activités de présentation d’orques, ne constitue plus une solution pérenne.
La recherche d’un lieu d’accueil adapté, répondant aux normes de bien-être animal et de capacité technique, mobilise depuis plusieurs mois autorités françaises, experts vétérinaires et structures zoologiques européennes.
La piste espagnole privilégiée
Parmi les options envisagées, un établissement spécialisé en Espagne apparaît aujourd’hui comme la plus avancée. Le projet porterait sur un transfert coordonné de Wikie et Keijo vers des installations disposant de bassins adaptés et d’une expérience reconnue dans la prise en charge d’orques.
Le calendrier évoqué — « d’ici trois mois » — reste conditionné aux autorisations administratives, aux évaluations vétérinaires et à la logistique d’un transport particulièrement complexe pour des cétacés de plusieurs tonnes.
Un dossier sensible et emblématique
Le sort des orques de Marineland est devenu un symbole de la transition française vers la fin de la captivité des cétacés. Associations de protection animale, pouvoirs publics et scientifiques suivent de près l’issue du dossier, dans un contexte de débat européen sur les delphinariums.
Pour la Côte d’Azur, historiquement liée à Marineland, le départ de Wikie et Keijo marquerait la fin d’une époque commencée il y a plus d’un demi-siècle avec l’ouverture du parc d’Antibes.
Vers la fermeture définitive du site d’Antibes
La résolution du devenir des orques constitue l’une des dernières étapes avant la reconversion complète du site de Marineland. Plusieurs scénarios d’aménagement ont été évoqués pour l’avenir du parc, sans décision officielle à ce stade.
Si la solution espagnole se confirme, elle scellerait le dernier chapitre de la présence d’orques en France, avec le transfert des deux animaux restants hors du territoire.












