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VIEUX-NICE – Ce que l’on sait de l’agression après la manifestation anti-Ciotti : une enquête ouverte malgré l’absence de plainte

Lundi soir, la manifestation organisée place Saint-François contre l’élection du maire Éric Ciotti s’est achevée dans une ambiance tendue. Quelques minutes plus tard, dans les ruelles voisines, une agression présumée a été signalée et depuis, une enquête a été ouverte par le parquet de Nice pour « violences en réunion », malgré l’absence de plainte.

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Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice après une agression présumée survenue lundi soir dans le Vieux-Nice, en marge d’un rassemblement organisé contre l’élection du maire Éric Ciotti. Les faits, encore flous, sont qualifiés de « violences en réunion ».

Une enquête d’initiative du parquet

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé l’ouverture d’une enquête pour violences en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des violences. La particularité du dossier est qu’aucune plainte n’a été déposée à ce stade. Le parquet a donc décidé de se saisir d’initiative, au regard des éléments portés à sa connaissance.

Un rassemblement tendu dans le Vieux-Nice

Les faits se seraient déroulés en marge d’une manifestation organisée place Saint-François, devant le théâtre des Franciscains, par la CGT Spectacle. Ce rassemblement intervenait au lendemain de l’élection municipale et visait à exprimer une contestation politique. « C’était pour faire entendre notre tristesse et notre colère », explique Jonathan Gensburger, l’un des organisateurs. Des slogans hostiles ont été scandés dans une ambiance décrite comme engagée mais globalement calme. « Le rassemblement s’est déroulé sans incident », confirme l’organisateur. Ce n’est en effet qu’en début de soirée que plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant le théâtre des Franciscains, à l’appel de la CGT Spectacle. « C’était un rassemblement pacifique. On voulait exprimer une inquiétude politique, rien de plus », assure Jonathan Gensburger. Des slogans à profusion, plusieurs prises de parole, puis une dispersion progressive : « Il n’y a pas eu de tension pendant la manifestation. Ça s’est terminé normalement », insiste une participante.

Une agression après la dispersion

Selon plusieurs témoignages, des militants syndicaux auraient été pris à partie après la fin du rassemblement. Des hommes cagoulés seraient intervenus dans les ruelles du Vieux-Nice mais les circonstances exactes restent à établir : « Ça a dégénéré après, dans les petites rues », explique un participant. C’est après la dispersion que la situation aurait basculé. Dans les ruelles du Vieux-Nice, plusieurs témoins évoquent une scène rapide et confuse. « On a vu des hommes habillés en noir, cagoulés, courir vers un groupe », raconte Lucas, serveur dans le quartier, « Ça a été très rapide. Des cris, puis plus rien. » Un autre témoin évoque une scène « impressionnante » : « Les gens se sont dispersés en courant. Certains cherchaient à se cacher dans les bars. »

D’autres déclarations plus troubles

Certains riverains parlent d’« Une scène inhabituelle ». Dans ce quartier touristique habituellement animé mais calme en semaine, la scène a effectivement surpris. « On entend souvent du bruit, mais là c’était différent. Il y avait une vraie tension », raconte une habitante. Certains évoquent une inquiétude croissante : « Avec les tensions politiques, on sent que l’ambiance change un peu… ». Côté manifestants, certains affirment qu’une attaque en règle a eu lieu : « On a été pris pour cible ». Certains militants affirment avoir été visés directement. « On a été suivis après la manif. Puis ils sont arrivés d’un coup », témoigne un participant, qui souhaite rester anonyme.
« Ce n’était pas une bagarre entre groupes, c’était une attaque. » À ce stade, ces déclarations n’ont pas été confirmées officiellement.

Prudence des autorités

À ce stade, les autorités restent extrêmement prudentes face à l’absence de plainte et aux éléments encore trop partiels de l’enquête, les témoignages nécessitent une vérification plus poussée. Une source policière indique : « Nous avons été informés de faits possiblement violents après la manifestation. Des vérifications sont en cours. ». L’enquête devra ainsi déterminer la réalité des faits, le nombre de victimes et l’identité des éventuels agresseurs en s’appuyant sur des faisceaux d’indices tels que des témoignages, d’éventuelles images de vidéosurveillance et les recoupements des versions.

Un contexte politique sensible

L’affaire intervient dans un climat local tendu, marqué par l’élection récente d’Éric Ciotti, ces mobilisations contestataires semblent intervenir en aval d’un débat politique.

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