En 2020, Jérôme Viaud avait été élu au 1er tour et il pourrait bien réitérer ce résultat au soir du dimanche 15 mars prochain.
Candidature opportuniste : M. Camérano persiste dans le zigzag politique !
En politique, on peut changer d’idée, de parti, de parcours mais les girouettes n’ont jamais fait que du vent… Jean-Paul Camerano, aujourd’hui est candidat aux élections municipales de Grasse sous l’étiquette du Rassemblement National (RN). Sur le tard, il semble s’être découvert une vocation patriotique… Pourtant, l’histoire ne ment pas, elle : élu en 2014 sur la liste de Jérôme Viaud, il siégeait alors au sein de la majorité municipale en tant que délégué au hameau de Plascassier. En 2018, il s’est vu retirer sa délégation après un vote de défiance public et une attitude de rupture caractérisée. Depuis, ses revirements politiques sont devenus une sorte de signature. D’En Marche à Horizons, pour finir au Rassemblement National… Tour à tour séduit par Emmanuel Macron, puis par Édouard Philippe, le voici désormais proche de Marine Le Pen. Un temps, il était passé par Le Rouret où il ne voulait rien moins que le poste de 1er adjoint… A ce stade, ce n’est plus un parcours, mais trajectoire sinusoïdale qui va là où le vent le porte et où son incommensurable ambition pourrait trouver satisfaction…
Gauche tradi contre Extrême gauche…
A gauche, Paul Euzière incarne un courant proche de l’ancien maire, Georges Vassallo (PCF), et rassemble des personnes des différentes composantes de la Gauche traditionnelle, PC, PS et Écologistes. Il doit faire face à l’extrême gauche LFI, à la candidature de Leïla Tonnerre qui a reçu le soutien de Manuel Bompard, le coordinateur LFI à l’Assemblée nationale. Manifestement, lors de ce meeting, le principal sujet développé a été une histoire de racisme à Grasse, l’affaire Amorrich. Que n’a-t-on pas entendu sur une vieille dame, Christine V., qui aurait été condamné pour avoir traité d’ « indigène », Mme Carolle Amorrich… Les mots étaient forts dans la bouche de Manuel Bompard comme de Tonnerre, des éclairs dans la voix et des trémolos pour la victime. Sauf que la justice en appel à la cour d’Aix-en-Provence a lavé de tout soupçon le prétendu racisme de Mme Christine V., la relaxant de toutes les accusations de première instance… Enfin, Mahamadou Siribe, qui était sur la liste de Jérôme Viaud en 2014, présente une liste citoyenne qui apparaît comme anecdotique.
« Clarté, responsabilité, fidélité »…
Au final, les Grassoises et les Grassois doivent se poser les bonnes questions… Est-ce que Jérôme Viaud a failli ? N’a-t-il pas tenu toutes ses promesses de campagne de 2020 ? N’a-t-il pas rendu la Ville plus attractive, vivante, belle ? Si vous avez la bonne réponse à toutes ces questions, il ne devrait pas y avoir de second tour le dimanche 22 mars à Grasse. Lui, a toujours été fidèle à ses idées, il n’a jamais varié de cap politique au gré des sondages électoraux et il a toujours veillé à défendre l’intérêt général de sa Ville qui s’est transformée sous son double mandat précédent. Laissons le mot de la fin au maire sortant : « Je crois aux valeurs de loyauté, de cohérence, de constance. Ce sont elles qui m’ont toujours guidé dans mes fonctions et qui constituent le socle de mon engagement pour Grasse. On peut débattre, on peut ne pas être d’accord, on peut discuter de tout… Les Grassoises et les Grassois méritent mieux que des ambitions personnelles déguisées en convictions de circonstance… Pour ma part, je continuerai d’agir avec clarté, responsabilité et fidélité à l’intérêt de notre ville. Grasse mérite des projets solides, pas des postures instables ».
Pascal Gaymard













