Acheter Européen !
Alors que d’un côté, l’Allemagne et la Commission de Bruxelles nous sommaient de respecter le déficit de 3% sans tenir compte de nos efforts de guerre, par exemple dans le Sahel contre AQMI, il fallait que la France assume seule ces dépenses inhérentes à ces opérations. Berlin, royalement, nous avait envoyé quelques véhicules tout terrain… Aujourd’hui, en raison de la guerre en Ukraine, l’Allemagne souhaite massivement se réarmer et d’affirmer que tous les pays européens faisant partie de l’Union, en fasse de même. Encore faudrait-il que ces dits pays achètent du matériel européen et notamment français (avions rafales, chars Leclerc…)…
5% de financements de défense de l’OTAN d’ici 2035
Cela n’empêche pas les Allemands de presser les Français « de traduire ses ambitions sur la souveraineté européenne par des actions concrètes ». Berlin juge insuffisant les efforts de Paris pour augmenter les dépenses de défense et de muscler, ainsi, la souveraineté européenne, dixit le ministre, Johann Wadephul, chef de la diplomatie allemande. Cette soudaine volonté allemande fait écho aux déclarations de Donald Trump, le président US appelant les Européens à contribuer à hauteur de 5% de leur Produit Intérieur Brut (PIB) consacrées à leurs dépenses de sécurité d’ici 2035 dans le cadre de l’OTAN.
L’Allemagne donne des leçons de gestion
Le ministre allemand juge que ses voisins ont « des progrès à faire ». Il a donc appelé la France à « faire des économies », notamment dans le domaine social, pour «disposer de la marge de manœuvre nécessaire afin d’atteindre l’objectif central de la capacité de défense de l’Europe».
Il a également rejeté l’appel du président français à une forme de mutualisation européenne des emprunts nécessaire à financer de vastes investissements, faisant écho ainsi au chancelier Friedrich Merz. Selon lui, les 5% promis par les États de l’OTAN sont des « engagements de dépenses nationales » et non européennes. Puisque nous en sommes aux amabilités, à quand un procès et bonne et due forme sur les agissements de la présidente allemande de la Commission de Bruxelles sur sa gestion plus que discutable des vaccins ARN avec l’entreprise Pfizer ?
Raymond Aquila