La décision indigne du maire de Lyon, Grégory Doucet
La marche rendait hommage à Quentin Deranque, 23 ans, mort après un lynchage en règle survenu le 12 février à Lyon. Les autorités redoutaient des débordements et évoquaient la possible venue d’éléments radicaux, y compris depuis d’autres villes et de l’étranger. Le départ était annoncé à 15h depuis la place Jean‑Jaurès, avec un itinéraire d’environ 1,4 km jusqu’au secteur de la rue Victor‑Lagrange, présenté comme le lieu de l’agression. La préfecture a aussi prévenu de perturbations de circulation et recommandé d’anticiper les déplacements. La manifestation a été déclarée en préfecture (dépôt indiqué au 14 février) puis autorisée, avec un encadrement « strict » annoncé par la préfecture suite à l’intervention du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunes. Plus de 500 membres des forces de l’ordre (CRS, gendarmes, moyens comme des drones…) devaient être mobilisés à Lyon pour sécuriser la journée. L’incertitude sur cette marche et la volonté du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, de l’interdire a prouvé son l’indignité de cette décision. Il a également refusé la demande de Jean-Michel Aulas, candidat aux municipales à Lyon, d’accrocher le portrait de Quentin sur la façade de l’hôtel de Ville. Avec cette décision, il se fait le complice indirect des assassins de Quentin…
Une Marche digne et fervente…
Au final, la foule a été estimée à plus de 3 200 personnes par la préfecture, beaucoup plus selon l’organisatrice. Lors de ce défilé, les manifestants ont demandé logiquement « justice » pour Quentin, le tout dans une dignité qui force le respect. La marche était décrite comme « sous tension », notamment en raison d’appels et de discours des milices d’extrême gauche qui voulaient en découdre, la mort de Quentin n’ayant fait qu’attiser leur haine… Les partis politiques dont le RN n’ont pas voulu s’associer à cette marche pour ne pas être accusé de récupération politique, la famille ne désirant pas une politisation de la mort de leur fils et qui ne sont pas venus à cette mobilisation. Il faut dire que les déclarations des politiques et pas seulement de ceux de l’extrême gauche ont été tellement déshonorantes, n’est-ce pas Dominique de Villepin, que l’on peut raisonnablement se poser la question de leur santé mentale. A moins que l’ambition liée à l’élection présidentielle de 2027 ne fasse perdre toute contenance et retenue à certains… Le seul message de ce rassemblement : Quentin, tu n’es pas mort pour rien, nous suivrons le procès à venir afin que justice soit rendue et ce, sans complaisance possible des juges.
Jean d’Albis