Ce rapport se base sur les données officielles sont fondées sur celles du ministère de l’Economie et des Finances et permettent une évaluation réelle de la gestion financière notamment de la 5e ville de France, Nice, gérée par Christian Estrosi depuis 18 ans.
Eric Ciotti la pression fiscale à Nice…
Selon ce rapport, la fiscalité par habitant aurait augmenté de +43,5 % en 10 ans, tandis que la dette par habitant serait en hausse de +55,6 % sur la même période. Parallèlement, les dépenses d’équipement auraient chuté de 28 % depuis 2019. Dès lors, Nice serait la Ville où les impôts et la dette figurent parmi les plus élevés de France, tandis que les dépenses d’investissement comptent parmi les plus faibles de l’hexagone… Dès lors, les impôts locaux s’élèvent à 1 125 /habitant en 2024 là où ils étaient de 783 en 2014… Eric Ciotti estime que « si on additionne la pression fiscale de la Ville à celle de la Métropole, Nice devient tout simplement la première de France ». Et les chiffres font peur. La dette s’élèverait à plus de 545 millions d’€ soit 1 553 €/habitant, un niveau comparable à celui de la Ville de Paris. Au niveau Métropolitain, avec une augmentation de +55,6 % en 10 ans, on atteint 3 018 €/habitant ! Cela pourrait se traduire par un investissement massif ce qui n’est pas le cas. « Nice investit 231 € là où la moyenne des communes correspondantes s’établit à 340 €. Entre 2019 et 2024, les investissements ont même chuté de 28 %, passant de 391 €/habitant à 281 € » toujours selon le député azuréen.
Christian Estrosi se félicite du désendettement…
De l’autre côté, Christian Estrosi triomphe… Il estime que le rapport Montaigne prouve bien que « Nice n’est pas en faillite comme le prétend mon adversaire ». Et d’ajouter : « Nous avons même une légère amélioration en termes d’endettement ». Néanmoins, la capacité de remboursement de la Ville de Nice se situe à 11 années en 2019 à 6,8 ans en 2024. C’est mieux, et surtout sous le seuil d’alerte souvent cité (12 ans) de remboursement pour la dette. Mais Christian Estrosi se satisfait d’être remonté en la matière de la 12ème à la 6ème place : « Nous visons le top 5 ! Cela prouve que nos finances vont mieux… » même si la situation apparaît bien fragile, dixit l’Institut Montaigne. La note finale de la Ville de Nice est tout juste au-dessus de la moyenne : 5,7/10 en 2024. Le vrai levier utilisé ces dernières années, a été celui de la fiscalité locale. Ces recettes ont augmenté entre 2019 et 2024. Pour les Niçois, cela veut dire que le redressement a reposé principalement sur l’impôt, dans une cité où les bases fiscales sont déjà très élevées. Enfin, pour la Métropole, sa dette est stable depuis 2019, mais son niveau reste élevé. Cela brime sa capacité de désendettement qui est proche du seuil de prudence ce qui interdit certains investissements sur de grandes projets qui dépendent de sa compétence… Et Eric Ciotti de conclure : « Seule l’alternance remettra l’ordre dans les comptes »…
Pascal Gaymard