Il y a eu des coups, des débauchages, des surprises, des arrivées tardives, des paris, bref tous les ingrédients pour un film à suspense où personne n’a été en capacité de prévoir les choix du candidat à la mairie de Nice.
Les grands ralliements : Rivère, Ippolito, Souliman, Governatori…
Alors, certes, il y a eu des ratés… Jean-Pierre Rivère, prévu comme 1er adjoint délégué aux finances, a préféré quitter la liste par crainte d’inéligibilité… (tout en plaçant sa femme, Zara Boutayeb en 22e position). En effet, l’ex-président du Gym a choisi de reprendre le bateau ivre qu’était devenu le club phare du Football niçois. Et très clairement, depuis qu’il est revenu avec à ses côtés, Maurice Cohen, en président délégué, les choses se sont améliorées grâce aussi à Claude Puel, revenu aux commandes de l’équipe en remplacement de Franck Haise qui avait perdu la confiance du vestiaire niçois. Ce n’est pas le cas de Jean-Pierre Rivère qui a pris la tête du comité de soutien à Eric Ciotti et qui aura un rôle éminent à jouer auprès de lui selon l’intéressé. Eric Ciotti a choisi en N°2, une ex-préfète, Françoise Souliman, spécialiste des questions de sécurité. L’autre belle prise dont nous avons déjà parlé, Pierre Ippolito, patron des patrons de l’UPE 06 est affiché en 7ème position grâce au tribunal administratif qui a validé sa candidature. Autre ralliement d’importance, celui du candidat écologiste indépendant, Jean-Marc Governatori, président du mouvement, Ecologie au Centre, qui a obtenu une très belle 9ème place. N pourrait aussi citer Dario Lutchmayah (23e) qui a été le responsable niçois de l’UDI…
Les proches : conseillers départementaux, députés, professionnels de santé…
Force est de constater que les proches d’Éric Ciotti sont en très bonne position à savoir le député européen, le professeur Laurent Castillo qui hérite de la 3ème place juste devant les conseillers départementaux, Gaëlle Frontoni qui a été de tous les combats, comme Auguste Vérola (15e), Bernard Asso (39e) ou Valérie Sergi (10e), viticultrice à Bellet. Sans oublier aussi le député Bernard Chaix (17e), son homologue, Christelle d’Intorni, se contentant d’une 70e place symbolique… Il y a aussi Cédric Cirasa sera 31e, lui qui a été l’un des piliers de la campagne, et Henri-Jean Servat, l’ami des stars et de BB, qui revient dans le jeu municipal à la 35e après avoir quitté Christian Estrosi avec perte et fracas… L’arrivée de Céline Alunni en 6ème position laisse augurer un « beau » combat autour de l’avenir de Lenval puisqu’elle n’est autre que la présidente du Comité des Dames de Lenval… Pour rester dans le médical, le médecin-biologiste, le docteur Juliette Raffort (8e), apportera tout son talent comme le professeur Patrick Baqué (19e), ancien doyen de la faculté de médecine. A un degré moindre, le docteur, Auguste Costa (41e) ou l’infirmière au CHU de Nice, Virginie Nouchi-Cherbit (60e). Se positionnant à la 69e position, le professeur François Demard n’est autre que le fondateur de l’institut de la face et du cou, et l’ancien directeur du centre Antoine Lacassagne.
Les « débauchés » : Monier, Moreau, Breuilly et les RN, Merengone, Kandel…
Henri-Jean Servat ne sera pas dépaysé car d’autres membres importants de la dernière liste du maire sortant ont franchi le Rubicon pour rejoindre Eric Ciotti. Les deux conseillères départementales ont laissé pantois le camp d’en face quand elles ont annoncé leur ralliement. Il s’agit de l’excellente Françoise Monier (14e), travailleuse et compétente, tout comme Catherine Moreau (20e). Ou encore la conseillère municipale et métropolitaine, Geneviève Pozzo di Borgo (46e)… Côté « administration », Olivier Breuilly n’est autre que l’ancien DGS de la mairie de Nice… Il est promis à un beau poste d’adjoint. La surprise vient du conseiller régional RN, Laurent Merengone, qui se retrouve en 5ème position, le 1er des RN devant le responsable niçois, Benoît Kandel, ex-1er adjoint de Christian Estrosi, qui pointe en 11e position. Laurent Mérengone est très proche de la secrétaire départementale du RN, Alexandra Masson, qui, elle, se présente à la mairie de Menton. Benoît Kandel retrouvera le Lieutenant-Colonel des Pompiers, Olivier Riquier (13e), et le commandant de police retraité, Jean-Marie Benguettat. Complète la liste, le sapeur-pompier, Gil Zanardi (65e)…
Franck Terrier, le Héros du 14 juillet 2016 en dernière position
De nombreux avocats figurent sur la liste d’Eric Ciotti, Marie-France Césari (12e), Patrick-Marc Le Donne (21e), Valérie Bothy-Lanfranchi (30e), Eric Mary (33e), Denis Del Rio (37e), Clémence Viré (54e), Hervé de Surville (49e), mais aussi la notaire, Elisabeth Parreins (40e), et le juriste, Djendel Yassen (45e). D’autres noms attirent l’attention comme Muriel Vitetti (RN) qui pointe à la 26e rang et qui avait déjà bataillé contre Eric Ciotti lors des élections législatives de 2022, Bérengère de Charnacé (16e), un nom très connu à Nice, comme Nathalie Kestemont-Gasperi (36e), conseillère municipale de Jacques Peyrat puis de Christian Estrosi, journaliste respectée. Jean-Marie Debaisieux (43e) n’est autre que le président de la Fédération du commerce niçois et de l’artisanat… Côté sportifs, Elise Cammas (18e) n’est autre que la capitaine des Niss’Angels de Basket de Nice, alors que Frank Nemmur (55e) est un ex-sportif de haut niveau, président de l’ASBTP. Nous citerons encore Alexandre Saradjian, responsable des Jeunes avec Ciotti, Max Estin (59e), un chef d’entreprise, chasseur, et Flavio Contat (67e), un étudiant président de l’UNI, le syndicat contre la main mise des islamo-gauchistes à la Fac. A la toute dernière place, la 71e, on retrouve Franck Terrier, le héros du 14 juillet 2016 qui avait essayé d’arrêter le terroriste islamiste qui a fait 86 victimes sur la Promenade des Anglais. Une bien belle équipe… muniçipale.
Pascal Gaymard